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Le blogue de Georges Bleuhay le poète de Méry-sur-Ourthe

L'Europe et le budget belge

7 Juillet 2009 , Rédigé par René G. Thirion Publié dans #Humour au rendez-vous



C’est Didier Reynders, le ministre fédéral des Finances qui l’a affirmé lors de sa dernière réunion avec ses homologues de l’Eurogroupe, la Belgique remettra à la Commission européenne un programme de stabilité remanié avant l'échéance du 20 septembre.

L'Eurogroupe a entériné ce lundi les recommandations de la commission européenne, qui avait renvoyé la copie du programme budgétaire belge pour cause de données insuffisantes.

Notre ministre a assuré que la Belgique représenterait un nouveau programme intégrant l'accord de coopération entre le gouvernement fédéral et les entités fédérées ainsi la trajectoire prévue pour le retour à l'équilibre budgétaire d’ici l’automne.

Didier prône une « voie médiane » entre l'endettement envisagé en France et la rigueur prônée par d'autres pays.

En résumé, il espère le manque de décision stratégique habituel. Ne pas créer de nouveaux emprunts d’investissement pour combattre la crise et relancer l’économie, ce qui est la politique volontariste du président Sarkozy et ne pas adopter une rigueur nécessaire pour rétablir rapidement un équilibre, ce qui est une mesure de gestion conservatoire.

Comme toujours, cette position « molle » où des phrases dans le style « nous ferons des efforts budgétaires en 2010 », mais « nous resterons attentifs à la relance » et « la politique de rigueur serait initiée dès 2011 » afin d’un « retour à l’équilibre prévu entre 2013 et 2015 » montre, qu’à part faire le vent habituel, aucune vision basée sur des chiffres et des actes n’est définie.

Un modèle de langue de bois politique pratiquée pour cacher quelques mois encore la faillite du système belge où l’état fédéral et les régions, totalement devenues antagonistes, tentent de reboucher péniblement leurs propres trous budgétaires au détriment d’une solidarité nationale affichée, mais inexistante.

L’Eurogroupe et la Banque centrale européenne vont-elles patienter longtemps sur les vagues promesses probablement impossibles à tenir, mettant en danger la monnaie de la zone euro ?

Il est probable que dès qu’une légère reprise se fera sentir dans les pays locomotives économiques de l’Europe, de dures mesures de redressement budgétaire seront exigées de nos gouvernants, pour ne pas mettre en péril l'euro et le redressement économique et social européen.


Il y a longtemps que la Belgique a cessé d’être un état partenaire faisant jeu égal avec ses voisins et qu'elle est devenue vassale de groupes étrangers. La plupart de nos dernières grosses entreprises ont leur siège de décision ailleurs que sur notre territoire.


Quant à la Wallonie, déficitaire dans son budget, endettée par des emprunts hors budget, avec un réseau routier digne d’un bantoustan africain, ses ponts en fin de vie, l’on ne peut pas dire que son avenir est serein. Le plan Marshall, rouge ou vert, serait-il même efficace, que l’état de nos voies de communication n’encouragera pas la venue d’investisseurs nouveaux .

Mais comme aiment à dire les verts, la création d’entreprises d’économie d’énergie va donner un tonus à l’emploi et à l’économie locale. Je retrouve dans cet espoir les délires hallucinatoires des économistes belges qui ont laissé le secteur industriel se détricoter sous prétexte que les prestataires de services allaient prendre la relève. Il faut bien constater que ces derniers ont du mal à conserver une activité rentable puisque c’était les entreprises de production délocalisées maintenant ,qui les faisait vivre. Peu importe, fut-il dit, les services vivront grâce au non-marchand. Mais comme le financement du secteur non marchand dépend le plus souvent des finances publiques et que celles-ci sont approvisionnées par les entreprises industrielles ou de services, l’on se trouve dans la  même situation de crise. Les subsides manquent partout et les associations dites sans but lucratif commencent à disparaître, faute de moyens.

Il en ira de même avec le plan des écolos. Pour que les économies d’énergie et les énergies alternatives apportent le redressement espéré, il faudrait que les acheteurs soient en capacité financière de les financer et la crise étant présente…

Qu’importe, la région va créer des aides spécifiques. Bien sûr, mais qui va les financer. Ce ne peut être encore une fois que le contribuable.

Oublions donc toutes ces illusions qui seront vite perdues. Pour les Wallons, il reste un seul espoir, une seule bouée de sauvetage, rejoindre la République française et oublier les médiocrités de politiciens qui tentent de faire survivre un état mort depuis quelques années déjà.

Il serait temps que les élus wallons se rendent compte qu’il existe une loi économique qui s’appelle « les économies d’échelle » et qui précise que plus une entité économique est grande, moins l’infrastructure est onéreuse.

Pour notre malheur, depuis 1970, nos gouvernants appliquent le principe contraire.

De plus en plus de structures fédérales, régionales, communautaires, provinciales, communales qui grèvent le budget sans apporter à personne une richesse supplémentaire sauf à eux-mêmes. C’est le règne de la gabegie, il serait temps que cela se termine !

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