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Le blogue de Georges Bleuhay le poète de Méry-sur-Ourthe

Gordel flamand, Bretelle bruxelloise, Bordel belge !

8 Septembre 2008 , Rédigé par René G. Thirion Publié dans #Mouvements d'humeur

ll faut appeler les choses par leur nom, la situation politique belge vire au bordel où chacune des factions de quelque origine ethnique qu’elle soit, montre des charmes frelatés sinon complètement vérolés.

J’ai suivi cette journée cyclotouristique sensée démontrer aux Bruxellois leur enfermement dans le territoire flamand et leur rappeler au passage (des vélos) que si la capitale belge n’est pas encore en Flandre, elle est déjà dans un ghetto. Bien sûr, il s’agit d’une manifestation sportive, nous affirme le directeur du Bloso organisateur de ce pèlerinage annuel, mais avec nos compatriotes du Nord, même une arrivée du Tour de France est l’occasion de démontrer leur appartenance à une nation dominatrice.

En réponse, quelques dizaines de « francophones » participaient à la Bretelle, démontrant ainsi la force de frappe du MR/FDF local. Maingain n’avait vraiment pas de quoi pavoiser.

Mais mon dimanche fut particulièrement  gâché avec le débat à la RTBF sur l’identité bruxelloise et une question, o combien bouleversante, « Bruxelles région à part entière ou Région à part ? » et avec celui de RTL-TVI sur le pouvoir d’achat.

Je n'ai rien pu extraire d'accrocheur de ces deux débats, aussi peu passionnants l’un que l’autre. J’ai zappé, zappé et encore zappé. Toujours des mots, encore des mots, rien que des mots aurait chanté Dalida.

D’abord, j’ai appris, mais qui ne le sait pas?, qu’il n’y pas d’identité bruxelloise à force de muticulturalité. Si j'ai compris, les hommes politiques de la région (et les femmes, la sinistre Grauwels faisait partie des intervenants) sont pour la plupart francophones ou flamands, mais tous belges et européens. Encore heureux qu’ils ne se soient pas déclarés citoyens du monde, la mayonnaise de ma salade dominicale en aurait tourné. Bizarrement, il n’y a pas de Bruxellois wallons chez eux, bien que les francophones fussent représentés par un drapeau wallon.

S’il y a négociations sur un nouveau fédéralisme, le président (francophone) sera accompagné par son Vice-président (flamand). La confiance règne apparemment parmi les associés bruxellois, mais ce sera une affirmation, ont-ild déclaré la bouche en coeur, de ce qu’est une bonne représentation de Bruxelles. Néanmoins, drôle de démocratie bruxelloise où 90% d’électeurs francophones ont le même poids que 10% d’électeurs flamands.

Bah ! Oublions cette région métissée pour rejoindre le débat difficile du pouvoir d’achat.

Là on pouvait entendre ma tendre ennemie, Laurette Onkelinckx, vous savez celle qui a pondu, en tant que ministre de la Justice, une loi illégale (rectifiée depuis mais sans réparation pour les propriétaires lésés) qui m’a privé des armes que je détenais légalement, comme un bonne majorités de citoyens honnêtes. Heureusement, déclarait-elle, le PS est dans le gouvernement et cela procure une série d’aides aux plus déshérités. Des cacahuètes, aurait répliqué De Decker, s'il avait été présent. Mais elle a oublié de remercier au passage  Madame « Nee » qui a permis de repêcher le parti des affaires. Qulle ingratitude!

Pour faire court, personne n’est sorti des sempiternelles promesses du rasage gratuit pour demain, vous savez celles que l’on peut faire parce que l’on sait déjà que l’on ne les tiendra pas.  

Il faut reconnaître que Sabine Laruelle du MR fut la seule à sortir du lot pitoyable de ces batteurs d’estrade. Ce parti en serait sympathique s’il n’avait pas pour président, un politicard qui donne raison aux partis flamands quand ils parlent de la mauvaise gestion du gouvernement wallon, principale cause de l’éclatement belge. Du mauvais, très mauvais Reynders !

Moralité : triste dimanche où, encore une fois, l’on a pu se rendre compte de la médiocrité du personnel politique « francophone ». Ce ne sont pas avec des Di Rupo, des Milquet, des Reynders, des Javaux que l’on va vers un avenir radieux pour le citoyen wallon.

Et si le confédéralisme devait s’installer, ce n’est pas avec eux que la Wallonie sortirait bénéficiaire du partage. Car, contrairement à la croyance des naïfs que le confédéralisme peut s’instaurer directement, il faut penser que l’on doit en principe, passer par le stade de la proclamation d’indépendance des régions, pour ensuite recréer l’État confédéral.

Accorderez-vous votre confiance à ceux qui préfèrent garder ou gagner un portefeuille ministériel, plutôt que de sacrifier cette situation avantageuse (oh combien, pour eux) pour l’intérêt des populations qu’ils sont censés défendre ? J'en doute parce que nous arrivons au bout des illusions.

L’on pourra donc noter dans l’agenda politique à la date du dimanche 7 septembre : rien de nouveau, les citoyens attendent. Cela rappelle les communiqués colombophiles, mais ne sommes-nous pas tous des pigeons !

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Raymond CHARLES 08/09/2008 21:34

Vous dites du très mauvais Reynders. Le comportement de ce triste sire n'a qu'un but arriver à n'importe quel prix à accéder au poste de Premier Ministre du bric-à-brac institutionnel qu'est la Belgique. Il est prêt à lécher les bottes (et je reste poli en ne disant pas le cul) des flamingants pour arriver à ses fins. Qu'il ne se tracasse pas, les Flamands ne voudront jamais d'un Premier Ministre qui ne soit pas un Vlaming.