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Le blogue de Georges Bleuhay le poète de Méry-sur-Ourthe

Un empereur pour sauver les Wallons, les Bruxellois et les Germanophones !

10 Octobre 2010 , Rédigé par René G. Thirion Publié dans #Wallonie-France

L’homme interviewé aujourd’hui par Pascal Vrébos  sur RTL-TVI a marqué son intervention par une attitude impériale et martiale. Est-ce parce que son parti se situe au boulevard du même nom ? Ou est-ce parce que les sondages promettent quelques pourcents de plus lors des élections anticipées qui pourraient avoir lieu ?

Fini le temps du marivaudage avec Bart De Wever. D’emblée, bien qu’affirmant son espoir du contraire, il précise notamment que la mission du « clarificateur royal » ne peut réussir puisque la N-VA a inscrit dans son programme la proclamation d’une République de Flandre.

 

De plus, il accuse encore une fois la N-VA d’un double langage, conciliant sur le plateau de RTL par la voix de Siegfried Bracke mais différent de celui tenu par un autre membre de la N-VA sur la VRT.

 

Il est certain que le ton de son intervention d’aujourd’hui relevait plus d’un discours électoral musclé. Et l’impression qu’il évoquait était du style bien connu du côté de Waterloo, « La garde meurt, mais ne se rend pas ».

 

Une voix impériale vous dis-je. Comme incarnée par un acteur de la Comédia del Arte. Cette comédie d’inspiration  populaire italienne où les comédiens, dit Niccolò Barbieri, étudient beaucoup et se munissent la mémoire d’une grande provision de choses : sentences, concetti, déclarations d’amour, reproches, désespoirs et délires, afin de les avoir tout prêts à l’occasion, et leurs études sont en rapport avec les mœurs et les habitudes des personnages qu’ils représentent. » (source Wikipédia)

Napoléon disait «  j’ai fait mes plans avec les rêves de mes soldats endormis. » Aujourd’hui, Elio Di Rupo aurait pu le paraphraser «  Je fais mes plans avec les rêves des francophones endormis. »

 

Et de prendre l’attitude d’un matamore en lançant un « et si la Flandre veut se devenir indépendante qu’elle s’en aille, nous serons la Belgique des Wallons, des Bruxellois et des Germanophones. ». Déclaration très comique d’un « comediante » qui joue les "capitaines courageux", mais tragique pour un homme politique qui devrait savoir que dans le cas d’une mini-belgique résiduelle, l’ensemble colossal de la dette publique lui serait attribuée,  soit quelque 320 milliards d’euros.

 

Comme le ratage des négociations semble être prévu par le premier parti de Wallonie, et que des nouvelles élections pourraient être organisées (après la présidence européenne belge), il est temps peut-être d’ouvrir les yeux. Deux choix s’offrent à nous ou devenir les sous-citoyens d’une état fédéral ou confédéral flamandisé ou devenir des citoyens français à part entière.

 

Une mini- Belgique germano-francophone, du baratin, du plan « B » qui n’est pas un et dont la menace fait éclater de rire tout Flamand un peu lucide !

 

 

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