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Le blogue de Georges Bleuhay le poète de Méry-sur-Ourthe

Quand les Flamands montrent leur patience pour arriver à leurs fins

28 Janvier 2010 , Rédigé par René G. Thirion Publié dans #Wallonie-France

Pour arriver à avoir un de leurs au poste de 1er ministre à l’État fédéral alors que la représentation majoritaire gouvernementale devait donner pour une fois un 1er ministre wallon (Didier Reynders, si Di Rupo et Milquet l’avaient voulu), ils ont collé une nounou communautaire à Yves Leterme, lui permettant ainsi de faire un peu illusion.

La nounou (qui devrait faire peur à tout wallon), Zean-Luc Dehaene, le bulldozer pour les journalistes, mais le pitbull pour les francophones, a trouvé une solution pour essayer d’arriver aux élections de 2011 sans querelle communautaire, reporter la scission de BHV.

Pour lui rien de plus simple, la question devrait être traitée lors d’une prochaine négociation gouvernementale (donc après les élections de 2011), les Flamands acceptant ce report au lieu de faire passer en force une loi au Parlement fédéral, à condition que les  « francophones » s’engagent à des transferts massifs de compétence concernant l’emploi, la santé, la politique familiale, la fonction publique et la justice.

 Bien entendu, cette acceptation aurait l’avantage de ne pas causer une chute gouvernementale avant ou lors de la présidence belge à l’Europe et engagerait les partis politiques à une scission qui irait bien au-delà du cas de Bruxelles-Halle-Vilvorde puisqu’il s’agirait alors de dépecer le reste de solidarité nationale au profit de la région la plus forte, la Flandre au détriment d’un Wallobrux anémique ou de la Région Wallonne déjà souvent passée sous le joug exigeant du maître flamand.

Tant mieux diront certains indépendantistes, régionalistes ou rattachistes. La Wallonie en état d’infériorité certaine irait vers un état de délabrement tel que la paupérisation d’un grand nombre de ces citoyens conduirait à l’éclatement définitif de l’État fédéral.

C’est  la stratégie de la terre brûlée. C’est plonger dans la précarisation extrême un maximum de familles. C’est attendre le grand tremblement de terre en se disant que tout étant détruit, l’on va pouvoir reconstruire.

Reconstruire comment ? Avec quoi ? Peu importe, diront-ils, nous retrouverons la liberté espérée.

Nous ne pouvons être de ceux qui appellent le malheur sur la tête de nos concitoyens. Il faut maintenant que la situation évolue rapidement vers une séparation et un rattachement à la France, seule possibilité d’avenir pour notre région . La fermeture d’Opel d’Antwerpen montre bien que les petits pays n’ont plus aucune défense contre les dirigeants de multinationales et de pays plus importants.

Quand un Albert II, dans ses vœux, parle du rayonnement de la Belgique, il trompe ceux qu’il appelle ses sujets. Il y a belle lurette que la Belgique s’engouffre dans l’appauvrissement industriel, économique et financier. Le rayonnement du début du début du XXème siècle est en voie d'extinction !

Nous devons donc plus que jamais faire passer nos idées dans le grand public, lui ouvrir les yeux sur la catastrophe annoncée si nous continuons la marche vers le précipice en moutons de Panurge.
 

Nous devons critiquer sans ménagement tous les politiques godillots et les pousser à la prise de conscience qui précède la révolte nécessaire. À l’inverse, quelles que soient nos opinions politiques, nous devons les encourager dès qu’ils manifestent une volonté de changer cet ordre établi qui nous paralyse.

Nous devons quitter ce navire qui prend eau de toute part avant que nous ne soyons au fond de l’océan.

Mais pour en revenir au plan « génial » de la nounou, il ne doit pas croire qu’il va réussir à le faire passer. Opposition des « francophones » ? Non, mais l’électorat flamand a tellement été poussé par ses partis régionaux à l’idée d’une autonomie salvatrice, qu’il risque d’exercer une pression sur ses représentants politiques, jugeant que ne pas voter la loi le plus vite possible sur la scission est un renoncement, sinon une trahison. Et comme le jeu électoral consiste à faire mieux que les concurrents, il y aura toujours une surenchère.

La crise gouvernementale risque donc de venir des Flamands alors que leur intérêt va dans le sens d’un maintien d’un État fédéral dont ils sont pratiquement les maîtres absolus !

Les prochaines semaines risquent d’être très chaudes malgré le consensus mou désiré par nos gouvernants !

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