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Le blogue de Georges Bleuhay le poète de Méry-sur-Ourthe

Quand Courard se veut le maître absolu de Bastogne

12 Novembre 2010 , Rédigé par René G. Thirion Publié dans #Wallonie-France

Quand Courard se veut le maître absolu de Bastogne

 

Philippe Courard, le secrétaire d'État socialiste à l'Intégration sociale et la Lutte contre la pauvreté, se croit-il déjà en dictature populaire pour oser prendre des décisions sans concertation, ni consultation des élus ou de la population locale.

 

Il semblerait bien que oui quand il impose autoritairement l’installation d’un centre d'accueil pour demandeurs d'asile sur le site de la caserne de Bastogne.

 

En fidèle serviteur d’un gouvernement, pourtant en « affaires courantes », il impose cette décision prise en « kern » (bureau restreint en français) à la ville. Les citoyens n’ont qu’à accepter une présence non désirée d’étrangers en attente de régularisation ou de reconduite à la frontière.

 

Et de se justifier aux yeux de l’opinion par la constatation que « quand l’on demande à un bourgmestre voulez-vous accueillir un centre pour réfugiés ? Quel que soit le parti politique, il y a une appréhension, une peur, une panique.  Je comprends, dit-il, monsieur Collard, le bourgmestre de Bastogne.  C'est pour ça que c'est beaucoup plus facile que ce soit la responsabilité du gouvernement de trancher et décider. Et ma responsabilité est que ça se passe bien. Ce centre est provisoire et répond à une urgence.

 

Les Bastognards ne sont plus chez eux, ils sont les otages d’un gouvernement « dit » démocratique. Puisque l’on sait qu’ils risquent de dire non, on les contraint par le coup de force.

 

À l’occasion de ce « Kern », l’on a appris qu’il y aurait eu des éclats entre la pauvresse socialiste de Lasne et l’égérie humaniste des assises de l’interculturalité. Bizarre, non ? Et à ce qu’il parait, d’après certains témoignages que le 1er ministre provisoire excédé aurait demandé à la Milquet de ne pas le prendre pour « un torchon ». Yves Leterme pensait-il avoir affaire au député européen britannique qui avait traité son collègue du CD&V, Herman Van Rompuy de « serpillière » ?

 

Mais le plus inquiétant, c’est l’affirmation par ledit Courard que  « des centaines de demandeurs d'asile sont dans les rues. Ils seront encore plus nombreux dans les semaines à venir, ceci alors que l'hiver approche ». Combien  de nouveaux arrivants vont-ils encore venir grever les budgets de l’état et des CPAS ? Sommes-nous condamnés à recevoir tous ceux qui tentent l’aventure de demander l’asile, au nom de difficultés économiques rencontrées dans leur pays ?

 

Alors que le pays a une dette abyssale, qu’il y a de plus en plus de nos concitoyens en dessous du seuil de pauvreté, peut-on continuer à surcharger le radeau en perdition qu’est devenue la Belgique, suite au naufrage de l’économie mondiale ?

 

Mais une question me taraude. Combien la Flandre va-t-elle accueillir de ces demandeurs d’asiles dans ses casernes ?


Dispose-t-elle encore de places libres pour les accueillir, lorsque l’on sait que De Crem, le ministre flamand de la Défense nationale, y a désormais caserné une bonne partie de l’armée belge !

 

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