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Le blogue de Georges Bleuhay le poète de Méry-sur-Ourthe

Olivier Maingain plus bruxellois que francophile !

4 Décembre 2010 , Rédigé par René G. Thirion Publié dans #Wallonie-France

Olivier Maingain tente de créer des sections locales de son parti en Wallonie surtout en soutien logistique de son combat pour Bruxelles.

 

Nous l’avons affirmé cent fois. Son fonds de commerce électoral est bruxellois et la Wallonie est le cadet de ses soucis.

 

L’interview donnée au Soir ce samedi le prouve sans contestation possible.

 

A la question, négocier l’autonomie fiscale, est-ce une concession en soi ? N’est-ce pas tenter de s’entendre sur une nouvelle organisation de l’Etat, qui pourrait être win-win ? », il répond « L’autonomie fiscale peut être abordée seulement si vous avez pris la précaution de faire en sorte qu’il n’y ait pas de concurrence fiscale. Imaginez : vous refinancez Bruxelles mais, dans le même temps, vous laissez une concurrence fiscale s’installer aux portes… Il ne faudra pas dix ans pour que la délocalisation d’une partie de l’activité économique affaiblisse Bruxelles dans son ensemble, et pour que la « compensation » via un calcul de son financement qui prend en compte les navetteurs – ce dont on parle dans la note Vande Lanotte –, devienne petit à petit une illusion. »

 

Vous avez bien lu « … Il ne faudra pas dix ans pour que la délocalisation d’une partie de l’activité économique affaiblisse Bruxelles dans son ensemble ».

 

La Wallonie, qui aurait certainement les mêmes problèmes et qui sait, peut-être même plus aigus du fait de ne même pas avoir le parlement européen sur son territoire, importe peu, ce n’est que la province, ma chère !

 

La preuve, il ajoute plus loin « Dans l’esprit de la N-VA et d’autres en Flandre, l’autonomie fiscale n’est jamais qu’une étape préparatoire d’une étape suivante, celle éventuellement de l’indépendance de la Flandre. D’où l’importance du lien entre Bruxelles et la Wallonie, par l’élargissement.» 

 

Donc en cas d’indépendance de la Flandre (80% des exportations qui font vivre le pays), Il sous-entend qu’une mini Belgique, avec une région capitale et une région provinciale serait une solution crédible. Pourquoi pas, avec son roi, son armée, son corps diplomatique et tout le toutime belgicain ?

 

Et là se dévoile le langage du politicien, flatter son électorat bruxellois pour maintenir son mandat électoral. Car si tel n’était pas le cas, pourquoi nez lancerait-il pas dans un grand élan à la Eerdekens «  Si à un moment donné, j'ai le choix entre une Belgique diminuée et la France, je choisirai la France. À choisir entre le cul-de-sac d’une mini-belgique et la France, je choisis la France. » (Évidemment, Claude Eerdekens avait cité la Wallonie en place de Belgique – NDLR).

 

Que voilà une expression qui serait une menace crédible ! Que voilà un certain panache !

 

Mais évidemment tout le monde n’est pas intéressé par les problèmes wallons, tout le monde n’est pas Ernest Glinne ou Robert Collignon non plus, et certainement pas Olivier Maingain !

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