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Le blogue de Georges Bleuhay le poète de Méry-sur-Ourthe

La presse devient folle. Elle fait des incantations au lieu d’informer !

5 Mai 2010 , Rédigé par René G. Thirion Publié dans #Mouvements d'humeur

Le meilleur exemple arrive aujourd’hui avec le Soir Magazine qui joint au numéro de cette semaine un autocollant avec la mention « Touche pas à mon pays ». Slogan d’une grande originalité puisqu’il fait référence au fameux « touche pas à mon pote ». Le rédacteur en chef, un certain Michel Marteau demande (je crois l’entendre avec des sanglots de désespoir) à ses lecteurs de l’afficher sur leurs voitures, sur leurs fenêtres, leurs cartables.

À ce respectable ancien belge, je lui demande à quel pays il appartient. À celui des bourgmestres élus démocratiquement, mais refusés par le pouvoir flamand ? À celui qui refuse des logements à ses habitants sous prétexte qu’ils sont français ? À celui qui veut ingérer Bruxelles en ayant désigné la ville comme sa capitale et en l’encerclant d’une frontière linguistique bientôt transformée en frontière d’état afin de mieux la phagocyter ? À celui d’un état fédéral où la minorité wallonne est écrasée par la majorité flamande ? Son pays est –il wallon, bruxellois ou simplement flamand ?

Son pays devient flamand, exclusivement flamand ! Et si c’est l’ancienne Belgique qu’il regrette, pourrait-il, comme un vrai journaliste, nous dire comment la regagner ! Pas facile, car justement la N-VA se place déjà comme premier parti de Flandre dans les sondages et que l’on sait que le CD&V, le SP.A, l’Open VLD et même le minuscule Groen sont pour une énième révision de la constitution.  

Va-t-on armer les Francophones pour reconquérir l’unité que le CDH réclame ? Va-t-on faire des neuvaines de prières pour supplier Dieu de nous envoyer un Bart De Wever wallon comme jadis il fit don de Jeanne d’Arc à la France ? Car pour revenir à ces temps unitaires qui lui semblaient si heureux, il faudra convaincre la Flandre de cesser ses exigences de plus en plus séparatistes.

Et ce ne sera pas sur un Rudy Demotte qu’il faudra compter, lui qui déclare, notamment dans la Meuse, « il ne faut pas avoir peur des Flamands ». Ben voyons, ils sont si attentifs aux désirs de la Wallonie. Ils font même appel à sa main-d’œuvre pour la cueillette des fruits. N’est-ce pas généreux ?

En bref, la presse francophone atteint les limites de la propagande en se livrant à des gesticulations incantatoires dignes d’un chef sioux dans l’espoir d’obtenir de la pluie !

Et je conclurai par une citation de Jean Giraudoux, " La propagande est le contraire de l’artillerie : plus elle est lourde, moins elle porte ! "

SoirMagPropagande2010

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