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Le blogue de Georges Bleuhay le poète de Méry-sur-Ourthe

La Konfédération bientôt à l'ordre du jour des négociations ?

15 Juillet 2010 , Rédigé par René G. Thirion Publié dans #Wallonie-France

Dans "Le Soir" et "L'Avenir", Kris Peeters, le ministre-président flamand,  publie une carte blanche intitulée "Une charte pour la Flandre". Il explique sa vision de la « Charte pour la Flandre » dont il a parlé dans son discours du 11 juillet à l’occasion de la fête nationale flamande.

Il y déclare que 17 ans après que la Constitution ait entériné que la Belgique soit un État fédéral, les États fédérés (pour ma part, je pensais qu’il s’agissait de régions)  ont toujours la même autonomie constitutive très limitée.

"Aujourd'hui, les matières institutionnelles les plus importantes relatives aux États fédérés sont réglées par les lois fédérales. C'est un anachronisme", affirme-t-il.

Il est souvent établi qu’un état fédéral est une autorité supérieure aux états qui la constituent et qu’il régit les domaines les plus importants de la vie de leurs citoyens.

Il semble que ce Flamand confonde fédéralisme et confédéralisme. Ce dernier système est l’association de plusieurs états totalement indépendants se regroupant sous une autorité fédérale dont le pouvoir dépend de l’accord au moins égalitaire de ses membres. Dans le fond, la thèse de la NV-A aux couleurs CD&V.

L'utilisation des termes "États fédérés" alors que les francophones utilisent toujours les mots "entités fédérées" est significative de cette revendication de confédéralisme. La Flandre se considère déjà comme un état à part entière qui doit se libérer des règles fédérales actuelles pour mieux encore dominer l’état fédéral devenu coquille vide et ainsi encore mieux dominer économiquement et par conséquent politiquement et socialement les deux (ou une ? – NDLR) autres régions.

Comme toujours dans la longue marche des Flamands pour la conquête d’une Belgique entièrement soumise à l’autorité d’une Flandre majoritaire au Parlement, mais également maîtresse de l’économie Peeters n’insiste pas sur les transferts de compétences qu'il réclame dans le cadre d'une réforme de l'État.

Il ne veut pas effrayer les derniers politiques francophones qui pourraient l’aider dans la réalisation des projets de son état, mais comme toujours si la Flandre tend une main vers les francophones (et pourquoi pas les Wallons et les Bruxellois- NDLR), il est difficile de savoir ce qu’elle cache avec constance dans l’autre ?

Les Wallons vont-ils encore une fois accepter la perte définitive de leur avenir au profit d’une paix factice toute temporaire ?

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