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Le blogue de Georges Bleuhay le poète de Méry-sur-Ourthe

La grande offensive du FDF en direction de la Wallonie continue !

24 Janvier 2010 , Rédigé par René G. Thirion Publié dans #Wallonie-France

Quand je dis FDF, ne croyez pas que je parle de Front Démocratique Francophone. Non, celui-là est mort. Il s’agit désormais des Fédéralistes Démocratiques Francophones. Il fallait bien essayer de casser l’image d’un parti défenseur des francophones pour la muer en une image de la défense d’un Wallobrux  opposé au partenaire flamand.

Là,  je dis partenaire, puisqu’il va de soi que le fait d’être fédéraliste présume d’une entente entre les composantes qui constitue l’état. Et pour arriver à ce fédéralisme d’entente espéré par tous, il faut en arriver à une réforme de la constitution et le passé nous a démontré que les accords pour « améliorer » l’unité fédérale vont toujours dans le sens d’un troc financier contre un pouvoir accru de la Flandre.

Mais la seule réforme possible pour avoir un état fédéral apaisé serait de donner l’égalité parlementaire aux élus wallons et  aux élus flamands. Qui peut penser qu’Olivier Maingain serait favorable à cette option qui le priverait d’une assise électorale et qu’un  Kris Peeters accepterait cette perte de pouvoir pour sa communauté.

Le président en annonçant ce changement de nom, ne fait rien d’autre qu’une opération cosmétique pour  ratisser en Région wallonne les électeurs indépendantistes et même rattachistes (ensemble, ils représentent quand même quelques pour cent de l’électorat) .  "En donnant cette signification à l'acronyme FDF, nous sommes la première force politique à faire ce pari: s'identifier aux citoyens qui partagent nos convictions, plutôt que de demander aux gens de s'identifier à une structure", a déclaré Olivier Maingain.

Car tout est là comme l’annonce certains mages. Le fédéralisme peut conduire à la liberté, si l’on en croit le bon apôtre qui déclare "Nous sommes fédéralistes parce que nous avons été les précurseurs de l'indispensable évolution institutionnelle de la Belgique    Le problème, c’est qu’au vu des quelque 40 ans écoulés, l’on s’est aperçu qu’il conduisait plutôt les Wallons à l’esclavage par une Flandre égocentrique et revancharde.

En réalité, une seule pensée domine ce politicien, conserver la Belgique en prônant l’entente de deux blocs, le Flamand et le francophone. Mais le sens des mots prend ici toute son importance. Être Flamand, c’est appartenir à un pays, la Flandre. Être francophone, c’est parler français dans une communauté.

À une question de Pascal Vrébos sur RTL-TVI, Antoinette Spaak a répondu que la langue flamande était belle aussi (ou quelque chose de similaire – NDLR) . D'abord, les Flamands parlent une langue le néerlandais, surtout depuis la réforme ABN. Alors, il faut parler  de néerlandophones en opposition de francophones, ou alors de Flamands en opposition de Wallons. Mais comme les Belges du Nord sont plus Flamands que Néerlandais et que ceux du Sud sont plus francophones que Français, toute l’impossibilité  d’une rencontre entre les deux visions différentes est impossible !

Quand on veut berner l’électeur !

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