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Le blogue de Georges Bleuhay le poète de Méry-sur-Ourthe

CDH - Milquet, c'est une poupée qui non, non, non... et puis qui dit oui !

8 Mai 2010 , Rédigé par René G. Thirion Publié dans #Mouvements d'humeur

Qui ne se souvient du débat où Joëlle Milquet accusait Olivier Maingain d’avoir fait échouer les négociations sur la scission de BHV qui étaient sur le point d’aboutir.


De cette déclaration découlaient deux faits incontestables. Le premier Joëlle était prête à l’accepter le « paquet Dehaene » avec quelques modifications mineures et le deuxième c’est qu’il avait été bien souligné qu’il n’était pas question pour les Flamands ne fussent que d’aborder l’élargissement de Bruxelles autour de la table.

L’on ne pouvait que conclure à l’époque que Joëlle Milquet était prête à abandonner cette idée d’élargissement que le « front francophone » avait pourtant voulu mettre sur la table de négociations.

Ce vendredi, sous le titre «  Élargir Bruxelles, c'est une nécessité géopolitique », le Vif/L’Express donne une longue interview de la présidente du CDH.

On y trouve notamment l’affirmation que « Madame non » affirme que l’élargissement de Bruxelles est loin d’être l’apanage du FDF. Elle veut « réunifier enfin l'espace francophone, regrouper Wallons et Bruxellois au sein d'un même territoire. »

Elle rappelle aussi que les francophones ne sont demandeurs de rien… sauf « d'un refinancement de Bruxelles », mais que l’élargissement de Bruxelles « reste une demande fondamentale » ; 

Bruxelles est enclavée en Flandre ? Elle affirme  "l’erreur majeure ».

Et d’ajouter « Moi, je défends totalement l'élargissement de Bruxelles. C'est nécessaire. Pour une raison sociologique et pour une raison géopolitique. Il est logique que la Région bruxelloise s'étende vers Kraainem ou Wezembeek-Oppem, à 85 % francophones. Ces communes-là font sociologiquement partie de Bruxelles. Mais l'enjeu, c'est aussi que la Wallonie ait une frontière commune avec Bruxelles. C'est stratégique, ça. L'espace francophone existe sur le plan culturel et économique, mais il est malheureusement scindé sur le plan territorial. C'est l'erreur majeure que les francophones ont commise en 1962-1963, lors de la fixation de la frontière linguistique. À cause de ça, Bruxelles se retrouve aujourd'hui enclavée. Il faut réparer cette erreur et joindre les territoires wallon et bruxellois. Il faut créer un espace territorial francophone dans l'État belge, tout comme il existe déjà un espace néerlandophone. Et puis, en termes d'équilibre, ce n'est pas normal que la capitale de la Belgique possède une bordure avec une des deux grandes régions du pays, mais pas avec l'autre. Naturellement, pour concrétiser ça, il faudra payer un prix... »

 

Dans l’opéra Rigoletto de Verdi, le ténor chante « Comme la plume au vent, femme est volage et bien peu sage, qui s'y fie un instant. Tout en elle est menteur, tout est frivole, c'est chose folle - que lui livrer son cœur.

À entendre la Joëlle d’avant les élections, celle des élections, l’on peut se demander à quoi ressembleront ses déclarations post électorales ?

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G.Werts 08/05/2010 18:40


Bien évidemment que Madame Joëlle,Monsieur Elio,Monsieur Didier retournent leur veste et tiennent des discours "girouette" !
Pourquoi s'en priveraient-ils puisque l'électeur lambda n'y voit que du feu et que le matin du scrutin il votera toujours de la même façon. Vraiment dommage...