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Le blogue de Georges Bleuhay le poète de Méry-sur-Ourthe

Une certaine constance à contester - Réflexion d'un militant fidèle

7 Octobre 2009 , Rédigé par René G. Thirion Publié dans #Mouvements d'humeur

Une certaine qualité de gentillesse est toujours signe de trahison  - François Mauriac

« Souvent j'ai l'impression que dans notre parti, et c'est mon plus grand regret de le constater, débattre est déjà un peu trahir » nous explique Jean-Sébastien Jamart à propos du RWF,

Je lui répondrai que trahir, c’est débattre beaucoup pour mieux diviser, pour mieux paralyser un mouvement ou un parti.

Dans quel but ? Satisfaire un ego dévastateur en  tentant de prouver que l’on pense un peu mieux que l’autre et arriver à le dépasser.

Cela doit être son cas. Maître de conférences en Droit international public et en théorie du droit à l'Université de Liège comme il aime à le rappeler. Brillant juriste certes, mais pauvre politique.

« Notre parti est à un tournant de son histoire. 10 ans après sa fondation, il a été dirigé quasi sans interruption par son fondateur et son idéologue, Paul-Henry Gendebien. L'homme a les qualités oratoires et intellectuelles que l'on sait, c'est un meneur d'hommes et aussi un débatteur redoutable lors des batailles électorales. » Cette déclaration liminaire à un plaidoyer pour chasser Paul-Henry Gendebien du pouvoir est particulièrement sournoise dans le style je vous offre quelques fleurs, mais le jet du pot va suivre. C’est la manière polie pour remercier un serviteur qui a bien servi, mais qui vous gêne parce qu’un autre, qui pourrait sembler plus efficace est passé..

« C'est un fait que les régionalistes de Toudi ou du Mouvement pour le manifeste wallon ne veulent plus discuter avec les " rattachistes officiels "depuis plus de 5 ans. C'est un fait que les "régionalistes rattachistes" sont plus nombreux chez "Wallons" ou "Liège-France" qu'au RWF depuis un an. C'est un fait que depuis 3 ans les responsables du RWF boycottent la Revue Wallonie France, dirigée par Jacques Liénard. C'est un fait que le 9 mai 2009 le RWF n'a pas soutenu les États généraux de Wallonie de Jules Gheude. C'est un fait qu'il n'y a pas eu de contacts constructifs depuis 10 ans avec les grands hommes politiques wallons qu'ont été - ou que sont encore - les Happart, Dehousse, Collignon, Spitaels, Burgeon, Eerdekens, Ducarme, qui ont leurs défauts, mais qui ont aussi leurs qualités. C'est un fait que depuis 10 ans nous n'avons aucun contact, occasionnel ou structuré, avec la société civile : syndicats, universités, fondations (pensons à la Fondation Humblet de Louvain-la-Neuve et à l'Institut Jules Destrée) » prend-il comme prétexte pour "débattre "

Serait-ce une certaine mégalomanie qui lui fait penser qu’il est possible de rassembler les vrais indépendantistes wallons qui n’accepterons jamais une tutelle fut-elle française ou monégasque et les engagements réels à la « Glinne » de politiciens parce qu’ils ont prononcé quelques paroles, plus souvent d’ailleurs de défi que d’adhésion au retour vers la France ? Quant aux quelques joyeux compagnons de chapelles diverses, leur appui est-il vraiment nécessaire.

Mais  son appel public à l'équipe actuelle en place d'organiser un congrès statutaire refondateur, n’est-il pas surtout le fruit d’une amertume profonde de son échec de 2006, quand il s’était présenté, en ticket avec Francis Panichelli, contre l'équipe actuelle Gendebien-Brogniet.

Et de se plaindre " Nous avions déclenché une campagne interne de dénigrement féroce, de sarcasmes. "Pourquoi tant de haine ?", m'étais-je dit alors. Il n'y en avait point en fait. Pire, il y avait sous-jacente l'idée, dangereuse pour la démocratie interne du parti à mon avis, que débattre c'est déjà un peu trahir. Pour l'unité du parti - et pour sauvegarder nos nerfs aussi ! - nous nous étions retirés"

Retirés ? Pour mieux saper, diviser le mouvement ? Car dans le fond, l’on peut penser que c’est là l’unique fondement de son exposé. S’il en était autrement, l’aurait-il publié sur son blogue, ouvert à tous, même aux ennemis les plus acharnés contre le RWF. Aurait-il  communiqué à tous la lettre ouverte de Jacques Lenain au président du RWF, témoignage d’une ingérence étrangère, fut-elle française dans un débat interne ? Et maintenant ce plaidoyer pour un changement de ligne politique qu’il désire, faisant fi des électeurs et des candidats qui ont cru à la sincérité du programme présenté le 7 juin et à qui l’on expliquera bientôt qu’il faut bien s’adapter aux règles du marché ?

J’ai cru au RWF puisque j’y ai adhéré. Jai bien dit adhéré, acte que certains confondent avec contester. Je suis même allé jusqu’à accepter la place de 3e candidat aux élections régionales. Cette tentative d’inflexion de programme me fait penser aux magouilles des partis traditionnels. Je ne pense pas que l’équipe dirigeante va se laisser manipuler par une argumentation suant une certaine hypocrisie prônant une bi-présidence Laurent Brogniet - Nathalie Tramasure pour mieux déstabiliser Paul-Henry Gendebien en tentant de casser la fidélité de ces deux militants qui sont loyaux ?   

J’espère un nettoyage des écuries d’Augias probablement comme nombre de militants sincères, de manière à croire encore au RWF. Ce n’est pas en changeant de cap que l’on réussit à atteindre le port. Cela sert peut-être à éviter quelques grains mais cela peut conduire aussi à ne plus le retrouver !

Pour moi aujourd’hui, Jean-Sébastien Jamart a bien gagné du galon, il a cessé d’être militant. Il est devenu politicien à part entière ! Mais hélas, ce n’est  pas lui qui fera avancer notre cause.

 

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Pynnaert Pierre 14/11/2009 21:14


Toute opposition est bonne en soi. Cependant, je peux remarquer que la plupart de ces opposants à PHG et son équipe le font d'une manière odieuse : attaque sur les personnes, exaltations
incomptatibles par rapport à un comportement politique mature. Plus rien n'est bon selon eux.
La seule chose encore à dire : "La roche tarpéenne n'est pas loin du capitole", car ces comportements agressifs et contre productifs risquent de mener ces gens vers des chemins boueux que sont la
perte de crédibilité et l'enterrement politique.


Didier 09/10/2009 20:57


Question : pourquoi M. Thayse ne s'est-il pas présenté contre M. Gendebien en 2006. Il pouvait légitimement revendiquer un second mandat présidentiel si ses résultats étaient aussi excellents qu'il
se complaît à les présenter urbi et orbi. Mais peut-être voulait-il ménager sa personne comme celle son ami Jamart ? C'est tellement éreintant d'être président d'un parti, si petit soit-il...
Envoyons un autre au charbon et critiquons du balcon, voilà la bonne méthode de M. Thayse.


René G. Thirion 10/10/2009 09:01



Vos propos n'engagent que vous et je ne connais pas l'histoire de ce monsieur. Ce que je sais que démissionnaire ou démissionné, il fait partie des mécontents vis-à-vis de Paul-Henry Gendebien et
que ces affirmations de ce fait sont toujours teintées du sentiment qu'avec lui, cela aurait été mieux ! N'sst pas le propre de tout joueur qui se retrouve éjecté de la table de jeu ?



Didier 09/10/2009 14:51


Euh, ce monsieur Thayse est de la police, vu qu'il croit en savoir plus sur vos intervenants que vous-même...


René G. Thirion 09/10/2009 15:56


Non, cher Didier, mais il sait beaucoup de choses. Il voit, ,il réfléchit, il conclut, il intègre. C'est un homme d'une grande expérience. Il mérite beaucoup de respect. Alors le prendre pour "un
flic". Je ne puis l'admettre, tout au plus un policier de la pensée !


Claude Thayse 09/10/2009 13:32


Découvrant par hasard votre billet et ses commentaires, je voudrais publier cette mise au point puisque je suis cité.
Je n'ai pas publié le lettre de Monsieur Lenain sur mon blog, ni ailleurs. Quant aux propos de votre correspondant qui s'est choisi le pseudonyme de "roi des Ostrogoths" (en fait le communicateur
seul officiel,etc...)il raconte évidemment n'importe quoi comme d'habitude.
Vous étiez encore "ailleurs" à cette époque, mais sachez j'étais opposé à cette candidature, simplement parce que je n'aime pas voir des talents se gâcher dans des combats sans espoirs. Le RWF de
l'époque avait (enfin) arrêté l'érosion électorale commencée des le second scrutin auquel il avait participé, il n'était pas question d'y amener la division. Ce qui n'aurait pas manqué. Je savais
d'expérience (hélas, j'ai observé, comme simple militant, la destruction du Rassemblement wallon !) les méthodes qui seraient employées à l'égard de ceux qui auraient ainsi osé faire acte de
candidature.
Jean-Sébastion Jamart a une attitude très courageuse. Il sait pourtant que les attaques personnelles ne vont pas manquer. Les séides du dirigeant du RWF personnalisant ce qui ne devrait, en bonne
démocratie, que rester un débat d'idée. Relisez les commentaires publiés ici...
Enfin, je voudrais humblement citer Georges CLémenceau : "Un traître est un homme politique qui quitte son parti pour s'inscrire à un autre.
Par contre,un converti est un homme politique qui quitte son parti pour s'inscrire au vôtre. "


René G. Thirion 09/10/2009 14:00



Je publie avec plaisir votre mise au point. Je tiens à vous remercier de
m'ouvrir les yeux sur un passé probablement douloureux pour vous. J'avais cru remarquer une certaine animosité envers Paul-Henry Gendebien et je m'en excuse. L'on sent chez vous un tendre
sentiment d'affection pour lui, mais aussi pour le parti qu'il dirige sans vous.

D'autre part, je suis agréablement surpris que ma qualité de néophyte dont m'honorait André Schreurs se soit changée en converti. Ce qui m'étonne, c’est que n'étant pas chrétien, j'ai été touché
comme Saul, devenu Saint Paul par la révélation qu'il eut sur la route de Damas. D'ici à ce que vous me canonisiez comme Damien, d'ici quelque temps. Un nouveau miracle sans doute, dû à mon
maître PHG.

Merci de votre aimable attention. j'essaierai de l'éveiller encore dans d'autres occasions.



Cécile 09/10/2009 00:08


M. Thirion, une question ? Qui lit jusqu'au bout les diarrhées verbales de l'olibrius Jamart ? Réponse : les gens qui s'ennuient à la maison ou qui ont un mal-être existentiel. Si M. Jamart n'est
pas d'accord avec la ligne du parti qu'il se présente comme candidat à la présidence. Cela l'occupera et cela nous fera des vacances. S'il est élu...


René G. Thirion 09/10/2009 09:28



Monsieur Jamart est certes brillant puisqu'universitaire. Mais avec la mentalité d'un
joyeux potache, il conteste tout ce qui peut lui rappeler l'autorité paternelle ou professorale. C'est pourquoi il éprouve le besoin d'émettre de longues diatribes certes, mais tellement
éclairées qu'il s’éblouit lui-même, frappé par la justesse de son raisonnement. Et comme il se sait maintenant professeur, il sanctionne tout avis contraire au sien !