Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Le blogue de Georges Bleuhay le poète de Méry-sur-Ourthe

Il est urgent de ne pas décider !

19 Juillet 2009 , Rédigé par René G. Thirion Publié dans #Mouvements d'humeur

Quand Herman Van Rompuy, le fantôme du 16 rue de la Wetstraat, fait une apparition sur la scène politique belge, elle est aussi fugace que légère.

Il avait affirmé vendredi qu'il espérait pouvoir fixer avant de partir en vacances l'effort à faire en 2010 et 2011 et la répartition de cet effort entre les entités I (pouvoir fédéral hors sécurité sociale) et II (entités fédérées et pouvoirs locaux).

Il a été déclaré qu’aucune décision n'était intervenue sur le sujet lors des réunions de ce samedi. Le dossier sera renvoyé à septembre, le gouvernement étant sommé par la Commission européenne de fournir une nouvelle mouture de son pacte de stabilité pour le 20 septembre, le précédent ayant été recalé avec mention « insuffisant ». Heureusement que l’Europe est là, sinon ledit rapport aurait été fait pour la Saint Glinglin.

 

Au sein du gouvernement fédéral, il n'y a pas encore accord sur la date à laquelle il faut retrouver l'équilibre. La divergence de vue entre la Région flamande bien gouvernée qui le veut en 2011, alors que l’état fédéral et la Région wallonne moins volontariste espère que ce sera en 2015 ; est une des causes de ce report. La décision dépendra aussi du déficit qui sera enregistré en 2009. Or, le déficit continue à se creuser, 19 milliards d’euros en juin contre 12,1 milliards constaté au contrôle budgétaire de février. Près de 7 milliards de pertes supplémentaires en moins de 5 mois.

Un record ! Mais les élections régionales et européennes étaient là et il ne fallait pas que les yeux des électeurs ne s’ouvrent avant le suffrage. Donc on a laissé filer. Mais il faudra bien passer par des coupes sombres dans la répartition des richesses et dans la taxation des citoyens. A la rentrée, cela va faire mal. Pour qui ? Mais c’est bien sûr par ceux qui ont encore un peu d’argent parce qu’ils ont encore la chance de travailler ! Plus de prélèvements fiscaux, moins de répartitions sociales, une économie qui s’effondre. C’est la spirale infernale qui continue, c’est le serpent qui se mange la queue,

Mais si la maison brûle, les valises de nos « grands gestionnaires » sont bouclées pour le départ en vacances, ils appelleront les pompiers dès leur retour en septembre. Et si il n’y a plus que des ruines fumantes. Bof, ils auront encore eu quelques moments de bonheur.

Des hommes d’État, ceux-là ? Des gouvernants ? Des dirigeants ? Des élus ? Plutôt des fonctionnaires pressés de profiter de leur repos annuel. Un exemple concret de l’abandon d’une charge pourtant sollicitée, mais rejetée pour cause de confort personnel !

Je puis que répéter une évidence : Faut-il atteindre un monde social à l’Émile Zola, paupérisé, crevant de faim et de maladie, pour que le sursaut se produise dans l’esprit de ceux qui prétendent nous représenter ? Ils ne peuvent être aveugles à ce point. Ils sont en train de trahir l’intérêt commun pour des intérêts particuliers immédiats. Un sursaut de dignité s'il vous plaît !

 

 

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article