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Le blogue de Georges Bleuhay le poète de Méry-sur-Ourthe

Nos ministres préfèrent un passé mort à un avenir vivant

2 Juillet 2009 , Rédigé par René G. Thirion Publié dans #Mouvements d'humeur

Christian Dupont (enseignement obligatoire), Marie-Dominique Simonet (enseignement supérieur), Oliver Paasch (enseignement germanophone) et Frank Vandenbroucke ( enseignement flamand) ont signé mercredi dernier un accord de coopération qui met en place des dispositifs qui permettront aux gouvernements des Communautés d'améliorer les compétences linguistiques des enseignants en langues, qu'il s'agisse de la formation initiale ou continue.

Dans le cadre de leur formation pratique, les futurs régents en langues accompliront un stage d'enseignement dans les autres Communautés, bénéficiant ainsi d'une immersion complète, tant linguistique que culturelle.

Les hautes écoles seront invitées à délivrer aux futurs enseignants en langues un double diplôme, soit par le biais d'une codiplomation avec un établissement de l'autre Communauté, soit à l'issue d'une année d'études supplémentaire dans l'autre Communauté.

En ces temps de vaches maigres, elles recevront dès 2009 des subsides destinés aux étudiants en mobilité et à la concrétisation de leurs partenariats. Le double diplôme offrira la possibilité d'enseigner dans des classes en immersion linguistique.

Dommage que l’horizon des ministres francophones soit définitivement bloqué sur la Belgique en voie de flamandisation alors que l’avenir des Wallons se devrait se situer vers un monde à l’expression anglophone. C’est encore une trahison de plus de l’avenir au profit d’un passé mort.

La France l’a bien compris et si elle défend l’importance de sa langue maternelle, elle a débuté des efforts pour se mettre au diapason mondial d’une langue véhiculaire de plus en plus répandue en Asie comme en Amérique, en Australie ou encore en Afrique.

Pourquoi ne pas avoir signé un tel accord avec la Grande Bretagne, pourtant notre partenaire européen ? Poser la question, c'est y répondre. il s'agit des derniers soubresauts d'une région wallonne qui manque d'air et n'arrive pas à ouvrir la fenêtre sur un monde en devenir. 

Il serait temps de remettre ces soi-disant représentants de notre région à l’heure de la modernité et non à celle d’une Belgique décédée en 1970.!

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