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Le blogue de Georges Bleuhay le poète de Méry-sur-Ourthe

Elections 2009: une occasion de rappeler certaines vérités

19 Juin 2009 , Rédigé par René G. Thirion Publié dans #Wallonie-France

Je lisais dans une lettre d’information, une réaction que l’on entend souvent dans les milieux rattachistes wallons. Elle regrettait que lors de ces dernières élections, s’était aussi manifestée la désunion du Mouvement wallon : outre le RWF, on avait eu droit à la liste Wallons - parti France, où se retrouvent des régionalistes, des indépendantistes, mais aussi des rattachistes, ainsi qu’à une liste Républicain-wallon ou Parti Républicain Wallon.

Il serait bon de quitter cette idée passéiste de l’union à tout prix de toutes les chapelles où règnent des petits chefs, sûrs de leur intelligence stratégique et de la valeur de leur vision.

Les militants se trompent de cible en tentant une union impossible.
Et d’ailleurs qu’apporterait une telle union dans des résultats électoraux ? Un demi pourcent de plus ? La création d’une confusion des idées particulières ?

La cible est pourtant bien visible. Ce sont les 97% de Wallons qui, tôt ou tard, devront bien se rendre compte que la seule solution possible pour leur survie sociale et économique est le retour à la France.

Le seul groupe politique qui peut entamer cette lutte de conquête est actuellement le RWF, qui représente le plus grand dynamisme et le plus d’atouts. Son président, pour la plus grande rage de ses détracteurs, a une visibilité et une idéologie cohérente. Ses militants ont donc la lourde responsabilité de défendre ce qui a permis l’émergence de ce parti, malgré de faibles moyens. Il ne s’agit pas de conserver une stratégie passéiste, mais ce serait une grave erreur que de vouloir ébranler ce outil qui prend de plus en plus d’efficacité par une volonté de réforme purement électorale.

J’ai encore à l’oreille cette réflexion d’un militant de Liège. Pourquoi ne pas changer le logo ? Le nom ? Le contenu du message ? Argument suprême, le MR et le CDH l’ont bien fait !

M
ais les vrais rattachistes doivent-ils se comporter comme cette classe politique qui ne pense qu’à obtenir des scores électoraux qui lui assureront un pouvoir temporaire ?

Ne doivent-ils pas plutôt songer à montrer le chemin vers la nation qui protégera leur petite patrie et ses citoyens et qui constitue leur dernier rempart contre une dictature flamande.

Une première victoire des rattachistes
ne se trouve-t-elle pas déjà dans l’étude de l’Institut Emile Vandervelde, centre d’études du PS, qui a publié en septembre 2008,  un « État de la Question » intitulé « Le rattachisme : une conviction en progrès en Wallonie ? »  Son auteur, Philippe Hubert, y déclare dans ses conclusions :  « Il est clair qu’on ne peut plus conclure à l’inexistence d’un sentiment rattachiste réunioniste francophile du fait que les partis portant ce courant ne récoltent qu’un à deux pour cent des suffrages.

Il convient également de mesurer combien cette tendance est en  rajeunissement. L’image du rattachisme (et du rattachiste) a sensiblement changé en quelques années. Ce ne sont plus quelques anciens chantant la Marseillaise autour d’un éphémère ministre du Général, mais une tendance plus large, jouissant d’un fond de sympathie chez « monsieur tout le monde ”, d’un attrait auprès de catégories plus « formées » et affichant un réel dynamisme. Il se pourrait que le mouvement se crée progressivement une place durable dans le paysage. »

Cette réflexion reste complètement d’actualité après le 7 juin 2009.

Leur deuxième victoire
se trouvera dans l’orientation de leur message vers le citoyen en leur disant, en leur répétant, en leur répétant encore :

-        * La Wallonie ne peut plus se développer au sein d’une Belgique morte en 1970 d’un fédéralisme qui a donné tout le pouvoir à la Flandre
* Pire, elle est condamnée socialement dans un pays dont l’économie est essentiellement basée sur les exportations, la grosse majorité d’entre elles étant assurée par la Flandre
* Elle finira par devenir un réservoir de main-d’œuvre sous-payée pour la Flandre. Il suffit de voir que nombre de cadres supérieurs sont flamands.
* Pour se plier aux exigences du patron flamand, tout travailleur wallon devra être bilingue français/wallon pour subsister alors que le travailleur flamand devient de plus en plus bilingue flamand/anglais.

 
* Les menaces de prise d’indépendance de la Flandre relèvent d’une stratégie pour supprimer toute résistance des politiciens wallons à leurs exigences nationalistes.
* Les politiques flamands voient la Flandre comme un état reconnu et indépendant,  part d’un état fédéral belge qu’elle gère, avec comme capitale Bruxelles et comme colonie, un autre état soi-disant indépendant, mais sous sa coupe, la Wallonie.

* En France, la Wallonie serait une région  à part entière, protégée par la République

*
Sa culture serait reconnue et encouragée et son économie se développerait rapidement dans un marché de quelque 70 millions d’habitants
Son intégration se ferait d’une manière souple sur un processus de plusieurs années, de manière à ce que les particularités régionales sociales, juridiques et économiques ne soient pas diminuées.
*
De toute façon, des négociations devraient être engagées pour arriver à cette intégration, en espérant que nos politiques s’y montrent plus fermes et moins lâches que lors de toutes celles engagées avec la Flandre depuis 1970
* Notre culture est française, notre personnalité est latine. Nous sommes donc cousins, sinon frères de ces Français, alors que nous ne sommes en aucune manière proche de nos voisins germaniques du Nord.


Bien d’autres aspects des avantages sont encore à développer et faisons confiance à nos intellectuels wallons pour les exprimer !

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