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Le blogue de Georges Bleuhay le poète de Méry-sur-Ourthe

L’honneur, la responsabilité, le respect ? Pas chez nos gouvernants !

13 Novembre 2008 , Rédigé par René G. Thirion Publié dans #Mouvements d'humeur

Neelie Kroes, commissaire européenne à la concurrence, a nettement traité Yves Leterme de menteur.

Le premier ministre n'aurait en effet pas dit la vérité en affirmant que la Commission européenne n'était pas joignable au cours du week-end durant lequel les pays du Benelux sont intervenus pour sauver Fortis.

La commission a déjà approuvé les plans de plusieurs États membres, comme la France, les Pays-Bas et l'Allemagne, et rendu des décisions sur les mesures spécifiques en faveur de certaines banques. Bien que la Belgique ait été l'un des premiers États membres à être frappée par la crise financière, aucune décision n'a été rendue au sujet des banques du pays, ni à propos du plan général de garantie décidé par le gouvernement.

Neelie Kroes attend maintenant des « informations détaillées » du gouvernement belge sur les éventuelles aides d'État impliquées dans l'opération de sauvetage de Fortis, avant le démantèlement et la revente du groupe bancaire. " Nous demandons des informations détaillées en sorte d'évaluer si des aides d'État sont impliquées, et de déterminer, le cas échéant, leur nature et si elles sont autorisées ", ajoute-t-elle. C’est bien parti avec la sympathie que les affirmations de Leterme le gaffeur déclarant que la Commission n'était pas joignable au cours du week-end durant lequel les pays du Benelux ont injecté 11 milliards d'euros pour sauver Fortis.

Une guerre entre la Belgique et l’Europe est-elle en préparation ?

Autre monument du courage politique, Karel De Gucht, ministre fédéral des Affaires étrangères belges. Bien entendu,  à propos des bruits de délits d’initié qui courent sur lui,  il dément que la vente apparemment réelle de quelque 2.000 actions Fortis par son épouse.

Culpabilité ? Légèreté sur l’oreiller conjugal ? Hasard miraculeux ? Peu importe. L’on voit ce qu’est devenu l’honneur des politiciens. Lors de la catastrophe du Heysel en 1985, le ministre Charles Ferdinand Nothomb démissionna. Avait-il eu vent de la catastrophe qui se préparait ? Avait-il exercé la surveillance du stade ? Était-il simplement malchanceux d’avoir vu la rage des hooligans s’exercer en Belgique ? Non.

Mais l’honneur de la fonction était encore important à l’époque.

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