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Le blogue de Georges Bleuhay le poète de Méry-sur-Ourthe

En Belgique, rien de nouveau, sauf ...

7 Novembre 2008 , Rédigé par René G. Thirion Publié dans #Wallonie-France

Nouvelles du Front fédéral

Le gouvernement fédéral a décidé, lors d'une réunion avec les Régions et à leur demande, que la taxe sur les billets d'avion qui avait été prévue dans son budget 2009 serait supprimée.

Les quelque 130 millions d’euros que cette taxe aurait dû rentrer dans les caisses du fédéral devront donc être cherchés ailleurs. Didier Reynders a déclaré qu’il attendait des propositions des Régions pour compenser le manque à gagner.

Kris Peeters et Rudy Demotte affirment en choeur qu'ils estiment que leur région avait fait suffisamment d'efforts pour le budget fédéral et qu'elles ne débourseraient pas ce montant.  Demotte a même déclaré « Didier Reynders cherche toujours de l'argent dans la poche des autres », ce qui n’est pas le cas de Michel Daeden, bien sûr. Ambiance assurée aux prochaines élections!!!!

Nouvelles du Front wallon

Cette fois, c’est fait. « Le gouvernement wallon a décidé jeudi de racheter pour un montant de 800.000 euros  à la curatelle la marque Val Saint-Lambert.

Elle avait été acquise 700.000 euros en octobre 2005 à la Région par Sylvie Henquin puis incorporée dans Val Saint-Lambert International, une société lancée en bourse pour financer le rachat de la marque et l’ouverture de boutiques gérées par la société à Bruxelles, Paris, Tokyo et New York.

La valorisation boursière, de 8,11 millions d'euros, avait été calculée sur la base de l'équivalent approximatif des fonds propres, établis à 7,9 millions d'euros. «Il n'y a donc pas d'exagération, d'autant que l'outil de production est en très bon état», avait déclaré Sylvie Féard-Henquin, administratrice déléguée et propriétaire du capital avec son mari. Elle résumait à l’époque : «La bourse, c'est visibilité, reconnaissance et modernité». (La Libre Belgique, 1/12/2005).

Le résultat est donc une plus-value pour la marque de 100.000 euros malgré une faillite retentissante, ce qui en terme commercial aurait pourtant mérité une réelle dévalorisation de celle-ci. Quelle belle partie de poker pour les patrons faillis. Ils ont gagné. 

Selon Jean-Claude Marcourt, ministre de l' Économie, de l'Emploi, du Commerce extérieur et du Patrimoine de la Région, le gouvernement wallon veut, de la sorte, assortir à certaines conditions l'utilisation de cette marque bien connue par un éventuel repreneur. « C'est un patrimoine. Et ce patrimoine ne sert pas seulement à l'entreprise, mais aussi au développement de toute une commune».

Espérons seulement que la marque Val Saint-Lambert ne subisse pas le même sort que la marque “Donnay”. Décidément, l’argent public wallon est toujours plus facile à dépenser.que le fait d'avoir des négociations réelles avec la curatelle. Mais sans doute, les intérêts d'image pour les socialistes, sauveurs du patrimoine et du travail de 60 personnes. Pourtant, tous les jours de nouveaux licenciements de travailleurs ont lieu en Wallonie. Mais ils n'ont pas nécessairement la chance de vivre dans la commune d'un cacique PS.

Nouvelle du Front flamand

Marino Keulen, Vlaams minister van Wonen, Inburgering, Stedenbeleid en Binnenlands bestuur  a récemment adressé un courrier aux autorités des communes à facilités dans lequel il indique qu'il n'y a pas lieu de tolérer le moindre écart. Les contacts entre personnes doivent tous se faire en néerlandais.

C'est ce qu'annonce ce vendredi le quotidien La Libre Belgique qui a obtenu copie de cette missive. Le ministre fait référence à un nouvel avis rendu par la Chambre flamande du Conseil d'État le 19 juillet dernier.

Dans cet avis, la Chambre flamande souligne que "les contacts entre les personnes doivent avoir lieu en néerlandais (...), les documents administratifs doivent être demandés à chaque fois en néerlandais", rapporte le quotidien.

Voilà qui va encore aider dans leur lourde tâche hebdomadaire, les douze sages réunis devant la page blanche pour trouver un accord institutionnel. Il est vrai que l’on n’entend pas beaucoup Maingain, ces temps-ci. Va-t-il claquer la porte de cette réunion surréaliste ? Car c’est qu’il y tient à ces « facilieiten » que la Flandre refuse de plus en plus.

Mais chaque jour sans colère est un jour de répit pour le gouvernement.
Alors… Chut, si la parole est d’argent, le silence est d’or !

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