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Le blogue de Georges Bleuhay le poète de Méry-sur-Ourthe

La main de ma sœur dans la culotte du zouave ou la main invisible d’Adam Smith du ca(sino)pitalisme. Quel choix ?

4 Octobre 2008 , Rédigé par René G. Thirion Publié dans #Wallonie-France

C'est sous ce titre que Claude Thayse publie une réflexion sur la crise bancaire qui sévit en Belgique. Il rejoint ma vision qui consiste à dire que l'opération menée par le gouverment s'est faite au détriment du contribuable mais au profit des actionnaires. Et il souligne que

C’est que c’est évidemment, en Belgique, le contribuable qui va payer. Reynders l’a dit – et personne dans les autres partis – ne l’a démenti, l’Etat revendra au plus vite ses parts aux opérateurs privés. Avec des gains potentiels ? Vous y croyez vraiment, vous ?

Soyons sérieux, pour ça, il fallait beaucoup plus que la modeste capitalisation pour assurer la liquidité du portefeuille d'engagements de Fortis par exemple qui représente 604 milliards d'€ (2 fois le PIB de la Belgique....). En fait il fallait des fonds propres à hauteur de 50 milliards (ratio de 1 à 12), alors que Fortis n'en dispose tout au plus que 27-28 milliards, y compris après recapitalisation.

Je ne suis pas certain non plus de la couverture des engagements pris sur les marchés à terme ou les marchés dérivés, qui peuvent représenter 10 fois, 20 fois les capitaux propres de la banque."

Et il ajoute plus loin " Dans cette affaire, les Wallons payent pour sauver les épargnants flamands. Le gouvernement belge a obtenu l'engagement des régions qui participent à l'effort de sauvetage à raison de :
-500.000.000 € pour la Flandre :
-350.000.000 € pour la Wallonie et 150.000.000 € pour Bruxelles : soit ensemble 500.000.000 €

Pourquoi ?
Pour un taux d'épargne à garantir plus élevé en Flandre (75 % de l'épargne belge ?)
Pour une population plus importante en Flandre (60 % de la population)

On intervient pour 50 % et les Flamands pour 50 %, et encore parmi les Flamands il y a plus de 200.000 francophones de la périphérie et de Flandre travaillant à Bruxelles et payant leurs impôts en Flandre.

Conclusion : quand les Flamands disent qu'ils payent pour les Wallons, c'est exactement l'inverse en fait : les salariés wallons et bruxellois vont casquer pour l'épargne des moyens et gros revenus (et rentiers) de Flandre : c'est cela la Belgie-que de Leterme et Reynders ! "

Cela rejoint la vérité que je ne cesse de clamer, la Flandre pompe une grande partie de sa réussite financière dans le pillage institutionnel et économique des francophones (Wallons et Bruxellois réunis). Et lorsque l'on parle de transferts financiers flamands vers la Wallonie, il faut les considérer comme une restitution de ce qu'ils sont venus prélever chez nous.

Je vous conseille de lire les deux articles très bien développés de Claude Thayse en cliquant sur les liens suivants:

La main de ma sœur dans la culotte du zouave ou la main invisible d’Adam Smith du ca(sino)pitalisme. Quel choix ?

A propos de la crise financière …


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