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Le blogue de Georges Bleuhay le poète de Méry-sur-Ourthe

Un autre cartel serait-il menacé ?

24 Septembre 2008 , Rédigé par René G. Thirion Publié dans #Wallonie-France

« Le gouvernement fédéral ne dispose plus de majorité sur les bancs flamands du parlement, mais il existe en revanche une large majorité flamande pour le dossier le plus important : celui de la réforme de l'État », a indiqué mercredi le premier ministre Yves Leterme sur les ondes de Radio 1 (VRT).

Pourtant, le gouvernement fédéral  ne compte que 42 députés flamands sur 88 au parlement et est donc en minorité. Mais « il existe par contre une large majorité en Flandre sur le principal dossier à savoir celui de la réforme de l'État. », a affirmé avec assurance le rescapé du Congrès du CD&V.

Cela signifie que les négociations entamées devront obligatoirement convaincre les partisans qu’une évolution significative de l’état fédéral ira dans le sens de l’intérêt de la Flandre. Faute de quoi !!!

Cela signifie aussi que la pacification communautaire, comme aiment l’appeler les belgicains, ne se fera que si, les six négociateurs francophones ne comprennent que des « esprits éveillés » au dialogue. Il semble qu’Olivier Maingain sera écarté de ceux-ci, faute de quoi toute discussion ne pourra se faire.

Nos francophones ne voulaient pas la présence du diable flamand (N-VA) dans leurs réunions. Admettre la présence d’un séparatiste républicain, quelle horreur. Cette fois, ce sera au tour des Flamands de refuser la présence du diable bruxellois (Olivier Maingain ou son représentant au MR. ( un fransquillon qui réclame l’extension de la région Bruxelloise, le respect éternel du régime des facilités linguistiques et autre atteinte à la grandeur de Moeder Vlanderen).

Cette fois, le cartel MR-FDF risque lui aussi de voler en morceaux. L’on sait que le FDF a déjà mangé son chapeau, mais comment pourrait-il le faire à quelques mois des élections ? Et le MR pourrait-il se passer de cet allié sans perdre la place de 1er parti à Bruxelles que les sondages lui attribuent encore ?

Lorsque l’on parle de climat apaisé qui permettra au gouvernement fédéral de s’occuper de l’économique en priorité, l’on oublie que dans la partie « négociations institutionnelles », cela va chauffer.

Et la seule manière de ne pas le faire sauter sera de respecter la règle de l’Omerta, vous savez, la règle du silence absolu. Pas de déclarations intempestives ! Pas de témoignages !

Chut, ne réveillons par l’électeur qui va enfin somnoler et laissons-les profiter quelques jours de plus des portefeuilles ministériels et des mandats qui risquent de devenir difficiles à renouveler !

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