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Le blogue de Georges Bleuhay le poète de Méry-sur-Ourthe

France, Brabant, Liège : association ou réunion

20 Septembre 2008 , Rédigé par René G. Thirion Publié dans #Wallonie-France


Vous trouverez ci-dessous le texte d'un message émanant de France.
 
Les auteurs, mal cachés sous le nom collectif « Les Arvernes et Parisii » sont les principaux animateurs – environ une vingtaine – d’associations, cercles et mouvements patriotiques français de divers horizons politiques.  Tous s’intéressent à ce qui se passe à 1h20’ de Paris par le Thalys, voire se passionnent.

Ils se sont réunis récemment boulevard Saint Germain pour traiter spécialement de la situation au nord et de l’attitude à avoir au sud.  Ils ont décidé de vous envoyer un message clair de soutien, notamment en vue de vos réunions prochaines. Le texte du message ci-après a été élaboré collectivement et fait l’objet d’un vrai consensus.

La Belgique de son historien Pirenne n’est plus pérenne. La construction post-Waterloo éclate par la volonté d’indépendance de Flamands qui veulent être « entre eux » et ne plus « traîner le boulet wallon et welche ».

Seule Bruxelles les freine. Car ils la revendiquent. Capitale de leur Flandre et des Belges, siège d’institutions de l’U.E., la ville est en Flandre. Mais sa population millionnaire compte plus de 90% de francophones : Flamands francisés depuis des siècles (la vieille bourgeoisie flamande en est presque seule responsable), autant de Wallons, et beaucoup d’immigrés non flamandophones. Difficiles à absorber par moins de 6 millions de Flamands en mal d’homogénéité qui brident – voire briment - déjà tous les francophones au nord de la frontière linguistique belge.

Les Hollandais discutent des inconvénients et avantages d’une – très hypothétique ? - réunion de la Flandre à la Hollande.

L’éclatement n’a en tout cas pas échappé à des mouvements allemands bien dotés qui s’intéressent depuis longtemps aux cantons germanophones d’Eupen et Saint-Vith (70.000 h.), comme, du reste, à d’autres communautés de dialectes germaniques voisines du Reich.

Les fédéralistes européens eux aussi s’en préoccupent, discrètement, mais intensément. Impuissants à sauver l’unité de ce modèle - tant vanté, mais naufragé - d’Europe unie, ils cherchent à en récupérer les morceaux pour l’« Europe des régions », espérant administrer Bruxelles en « district fédéral », et créer ainsi le peuple, le territoire et la personnalité juridique que l’UE aspire à posséder.

Les Français, en bons derniers, bien plus nombrilistes aujourd’hui qu’expansionnistes, commencent seulement à s’intéresser à ce qui se passe à 1h20’ de Paris par le Thalys. Trop de leurs élites jouent les autruches, ou sont plus belgicaines et européistes que les Belges.

Ces élites ont été une nouvelle fois étonnées de découvrir la vox populi dans de récents sondages : le peuple dans ses profondeurs ne réagit pas à leur diapason : 54% pour accueillir les Wallons s’ils veulent devenir français, alors qu’il y a eu peu d’information et encore moins de publicité.

Nous, Français qui aimons notre pays, adressons aux gens de Wallonie et de Bruxelles le message suivant :

- Vous n’avez besoin d’aucune ingérence dans vos choix cruciaux. Ils vous appartiennent ; même s’ils intéressent la France au premier chef.

- Que vous choisissiez par référendum l’indépendance, ou une gestion par l’U.E., ou la réunification française, la France devra négocier ses nouvelles relations avec la Flandre indépendante et avec la Wallonie et Bruxelles.

- Dans l’hypothèse de votre propre indépendance, nous vous suggérons de négocier avec l’État français un traité de relations étroites, politiques, économiques, culturelles, qui écarte le danger de servir une fois de plus de tampon de la nouvelle Sainte-Alliance contre notre pays.

- Nous savons que le peuple français dans ses profondeurs vous accueillera avec grandes joie et fierté, si vous choisissez la France.

- Si vous faites le choix de la France, vous aurez, avec notre aide, à convaincre des « élites » françaises encore en majorité réticentes du bien-fondé de ce choix tant en ce qui concerne les modalités institutionnelles d’un statut adapté de la Wallonie et Bruxelles au sein de la République et le coût de la réunion pour un pays où la solidarité entre les régions est très solidement ancrée, que dans les équilibres internes français tant sociaux que politiques (modification des poids respectifs de nos partis), ainsi qu’entre les partisans du fédéralisme européen et ceux de « la France contre les empires ».

Gens du pays, de Wallonie comme de Bruxelles : à la question posée en langage populaire clair : « on s’associe ou on se marie ? » c’est d’abord à vous de répondre.

Sachez simplement que nous ferons en sorte que soit avec vous, en toute hypothèse, le peuple de France, la Nation.

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