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Le blogue de Georges Bleuhay le poète de Méry-sur-Ourthe

Le barnum belgicain entame sa nouvelle saison

18 Septembre 2008 , Rédigé par René G. Thirion Publié dans #Humour au rendez-vous

Comme à l’habitude, pour chaque rentrée au cirque, l’on prépare de nouveaux numéros pour attirer le badaud.

Le plus grand cirque du monde fait sa rentrée et les spectateurs vont pouvoir apprécier les trouvailles qui sont censées les distraire.

Quelques slogans qui doivent donner la qualité du spectacle.

« Un dialogue idéal se fait à un », j’ai entendu Karl Heinz Lambertz  le déclarer ce midi. Ce merveilleux sage choisi avec soin par le roi, a trouvé une solution, l’onanisme intellectuel et politique. Mais il admet qu’il faudra trouver l’accord parfait à plusieurs.

« Il y aura un ministre bruxellois parmi les négociateurs flamands, c’est un bon signe » a déclaré Joëlle Milquet. Bien, mais Guy Vanhengel, ministre du Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale, chargé des Finances avait récemment déclaré « Si la région bilingue de Bruxelles-Capitale se laisse représenter lors des discussions institutionnelles, elle devra non seulement l'être par le ministre-président francophone, Charles Picqué, mais également par le premier ministre néerlandophone du Gouvernement bruxellois. En l'occurrence : moi-même. » Apparemment, il représentera surtout les exigences du Parlement flamand.

« Nous irons au dialogue à six puisque les Flamands auront ce nombre ». C’est le brave Didier qui pense à l’équilibre dans les intervenants. Donc, nous aurons 1,5 MR, 1,5 CDH, 1,5 PS et 1,5 Ecolo. Il va y avoir des coupes douloureuses dans les partis !

Mais j’ai mal compris. L’équilibre serait, selon Didier,  2 MR, 2PS, 1 CDH et 1 Ecolo. La délégation francophone sera puissante comme un piano de concert où une touche bleue ou rouge vaudront deux touches oranges ou vertes. La musique risque de devenir une véritable cacophonie.

Mais encore une fois, c’est le chef d’orchestre flamand qui dirige la symphonie. Avec brio, il faut le reconnaître.

Mais la difficulté sera la lecture de la partition. Déjà, pour pouvoir jouer l’allegro gouvernemental, l’on a séparé la gestion courante de la problématique institutionnelle. Maintenant, l’on propose d’aborder l’andante du dialogue en le divisant entre la négociation des institutions et la scission de BHV, exécutée à part par quelques solistes. Je me demande comment l'on va apprécier cette œuvre du 21e siècle que Béjart aurait eu plaisir à monter. Les pirouettes des danseurs iraient crescendo dans des voltiges de plus en plus hasardeuses. Et voilà comment de la salle du conservatoire, l’on repasse au cirque.

Pauvres électeurs wallons, Leterme vous avait indiqué la seule voie du salut en entonnant la Marseillaise. C’est probablement le seul moment où il a été crédible !

 

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