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Le blogue de Georges Bleuhay le poète de Méry-sur-Ourthe

Quo Vadis, Domine ?

31 Août 2008 , Rédigé par René G. Thirion Publié dans #Wallonie-France

C’est parti.  La grande parade du cirque Belgique vient de faire sa rentrée.

Écolo à Borzée, le CDH au monde sauvage et le PS à Chevetogne ont commencé leur numéro par les habituelles rengaines qui, à force d’être entendues, deviennent de véritables « scies ». Le MR lui demande au ministre président de Flandre de lui lâcher les baskets.

Ecolo file le parfait amour avec Groen dans une Belgique où les Wallons aiment les Flamands et ceux-ci acceptent les prémisses de cet amour fusionnel par respect des conventions et peur du qu’en-dira-t-on.

Le CDH est tout à ses sans-papiers, une urgence qui passe avant toute autre priorité. La nouvelle sœur Thérèsa des églises occupées veut une solution rapide à ce problème complexe qu’est l’immigration. La Maison Belgique, refuge de tous les déshérités de la terre.

Le PS plaide pour une solidarité sociale et rêve de pouvoir enfin inscrire la majorité des Wallons au CPAS local. Une intervention sur les achats de mazout ? Oui, mais pas sans être inscrit et contrôlé comme étant ménage à revenu faible, mais aussi les personnes à revenus modestes, c'est-à-dire les travailleurs ne gagnant pas plus de 23.705 euros par an. De quoi transformer d’honnêtes travailleurs en assistés sociaux.

Attendons le numéro du MR qui va certainement en faire rire plus d’un.

Mais il suffisait de suivre le débat de RTL-TVI de ce dimanche midi, pour se rendre compte que la défense des francophones est un leurre pour aguicher le passant et l’entraîner a participer à la comédie collective.

Du côté des invités flamands, rien à dire. Ils affirment, ils veulent et ils savent qu’ils auront. Du côté des francophones (comment oser les traiter de Wallons sans porter insulte à la majorité des citoyens de cette région ?), les grandes exigences d’avant les vacances semblent bien lointaines.

Lorsque que le représentant de l’empereur PS décrète que les problèmes économiques et sociaux ont priorité sur le communautaire, alors que le traitement de celui-ci est obligatoire pour pouvoir les résoudre effectivement, lorsque celui du parti de la liberté annonce que les exigences minimales francophones sont la nomination de trois bourgmestres et du maintien des « facilités » dans les communes de la périphérie bruxelloise, lorsque celui de l’humanisme à visage démagogique explique que le gouvernement fonctionne déjà et que sa poupée ne fait pas toujours non, non et non, alors l’on se dit que le spectacle pourrait encore fois se terminer mal pour les wallons.

De nouveau, les Flamands sont demandeurs et nos politiques francophones (belges ayant optés pour la langue française) demandent peu, si peu et encore, ce ne sont pas eux qui veulent le changement.

Bien entendu, l’on a étrillé comme d’habitude les politiciens flamands avec l’aide efficace d’un Pascal Vrebos qui jouait les procureurs de la mauvaise foi flamande. Attitude normale du présentateur d’une radio-télévision, organe de propagande d’une Belgique de papa. Souvent , l’on critique la RTBF, mais j’y trouve des journalistes plus libres et moins orientés dans leurs développements.

Mais, jamais le problème réel n’a été abordé. Il est pourtant d’une simplicité enfantine. Le couple belge fait ménage à part depuis quelques années. Plutôt que de faire des débats politico-comiques, ne serait-il pas plus judicieux de commencer par faire l’inventaire de tout ce qui a été déjà partagé et parfois volé à l'autre, et d’accepter une liquidation à l’amiable.

Mais cela, et j’en suis convaincu, n’arrangerait pas les nationalistes flamands. La Belgique est une merveilleuse maison où le maître (flamand) doit simplement mettre son personnel (wallon et bruxellois) au pas. Avancer, pas par pas, étape par étape, comme ils l’ont fait depuis 1962 vers un fédéralisme puis un confédéralisme dominateur où la région la plus riche exploiterait encore mieux la plus pauvre.

Ce n’est pas un hasard, si la communauté flamande a choisi comme capitale Bruxelles. Ils la domineront par un étranglement territorial et par un asservissement financier.

Quo vadis, Domine ? Où vas-tu, Maître ?

Je vais vers une Belgique flamande avec une vitrine internationale et une colonie.  À moins que … les citoyens wallons et bruxellois se révoltent enfin et plongent le pays dans une situation telle que la Flandre soit obligée de jouer son jeu toute seule.

L'histoire éternelle et amusante de l'arroseur arrosé !

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