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Le blogue de Georges Bleuhay le poète de Méry-sur-Ourthe

2008. Les Wallons sortiront-ils de leur sommeil artificiel ?

25 Août 2008 , Rédigé par René G. Thirion Publié dans #Wallonie-France

Voici un message qui m'a été transmis par la Ligue Wallonne de Bruxelles et que je relaie bien volontiers.

2004. Le Mouvement wallon est englué dans la photographie "pirennéenne" : Une Belgique heureuse montrant la grandeur du passé flamand. Une mystique nationaliste flamande. Les voix des chantres d'une Wallonie libérée du joug flamand, d'une Région wallonne autonome : Robert Collignon, André Cools, Jean-Marie Dehousse, André Genot, Etienne Knoops, Fernand Massart, Robert Moreau, François Perin, André Renard, Guy Spitaels, se sont éteintes… Cette génération de tribuns, d'éveilleurs de conscience n'a pas été remplacée.

La génération suivante des Michel Foret, José Happart, Serge Kubla, Jean-Claude Van Cauwenberghe ont endossé les costumes d'apparat des pontes…

Une jeune génération d'historiens wallons tarde de s'émanciper de l'éblouissement de la fresque de Henri Pïrenne "Histoire de Belgique", en sept volumes, orientée par une conception nationaliste d'une glorieuse et prestigieuse Flandre. L'éveil d'une conscience wallonne aiguë de Liège à Comines en passant par Arlon, Namur, Charleroi, Tournai, s'est assoupi.

Les Fêtes de Wallonie se préparent dans une atmosphère morose… La capitulation de Fourons, le veule lâchage, a refroidi les ardeurs… Une frilosité des esprits.… Une chape anesthésiante d'autosuffisance d'acquis autonomistes s'est étendue sur la Wallonie au rythme de mélodies lancinantes : "Priorité à l'économique et au social", "Laissons mûrir le fédéralisme", "Nous ne sommes demandeurs de rien"…

A mots feutrés, il est question de "Nation francophone". La frilosité ankylose la génération de ceux qui ont été portés en politique sur les fonts baptismaux du Combat wallon.

Enivrés par le "Contrat d'Avenir pour la Wallonie" créé en 1999 par Elio Di Rupo, porteur d'un discours plus néobelgicain… Replongés dans un sommeil artificiel par un "Contrat d'Avenir renouvelé"… La Wallonie se range sous l'emprise flamande…

Pendant ce temps, la Flandre attise sa hargne sur le plan des revendications et cultive un sentiment nationaliste puissant, généralisé d'appartenance collective à une communauté.

Robert Collignon, dans une interview accordée au quotidien Le Soir, rubrique "A bout portant" des 18 et 19 septembre 2004, s'il a compris le sentiment d'un aboutissement des réformes institutionnelles qui a envahi les citoyens, ne comprend pas la mise en sourdine du Combat wallon : "Je pense que le Combat wallon a été fédérateur de toutes les tendances. On l'a laissé tomber. Je regrette qu'on n'ait pas pu créer un mouvement wallon fédérateur partant des syndicats et des partis. Le PS demeure l'héritier du Combat wallon mais il l'a occulté".  Robert Collignon appelle à une remusculation des politiques wallons.

2008. Les Wallons sortiront-ils de leur sommeil artificiel ? Les politiques wallons se remusculeront-ils ? Les Fêtes de Wallonie marqueront-elles les retrouvailles par la Wallonie de son statut d'antan sur le plan économique et social ? Fierté wallonne.

http://liguewallonnebruxelles.skynetblogs.be/

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Rene G. Thirion 25/08/2008 16:45

Monsieur Charlier, C'est bien volontiers que je vous réponds que n'étant pas l'auteur de cetexte, comme vous avez pu le remarquer, j'ai difficile à répondre à vos commentaires. Vous avez la source au bas du message et je vous conseille d'y poser vos remarques et questions.

Je l'ai publié car je pense qu'une solidarité au niveau wallon toujours bienvenue.

Je puis juste dire que je pense que la Région Wallonne est sous la coupe de Di Rupo et que je pense que son gouvernement est totalement orienté vers la Flandre, comme s'il était le seul espoir des Wallons, alors qu'elle est devenue son colonisateur et qu'elle pompe toutes nos richesses.

Quand aux syndicats actuellement, et c'est mon opinion personnelle, ancien représentant d'un Conseil d'entrprise de la FGTB, je crois qu'ils sont plus préoccupés des parts de marchés qu'ils ont et du revenus qu'elles suscitent pour avoir des permanents qui vivent très bien et qui sont inféodés au parti et à leur situation.

Voilà ce que je pense et tant mieux s'il y a des Wallons de Bruxelles qui se souviennet encore de leur région natale. Je les aime d'autant plus !

Daive 25/08/2008 15:49

Monsieur Thirion,
je suis perplexe :

-la "Nation francophone" existe-t-elle ? est-ce un but ? elle comprendrait les Wallons et les Bruxellois (francophones, immigrés et néerlandophones ?). Une langue est-elle suffisante pour créer une nation ? surement pas. De plus, le nationalisme "francophone" est-il un but pour combattre le "nationalisme flamand"? "Soyons plus con que ces cons, en étant plus con encore ?"

-Le Contrat d'Avenir est néo-bélgicain ? en quoi ? Ce contrat essaie justement de faire relever la tête à l'économie Wallone pour échapper à la dépendance de l'Etat fédéral et donc la Région Flamande.

-Les syndicats actuellement sont les plus belges (belgicains si vous préférez). Les syndicats flamands et wallons (Red de solidariteit, etc...) ont bien compris que c'est ensemble que les intérêts des ouvriers sont les mieux défendus et que la crise communautaire et les régionalisations ne peuvent profiter qu'aux patrons (concurrence entre les régions, etc ...). Comment dès lors, selon Robert Colligon, le "combat wallon" peut-il partir des syndicats ?

Merci d'avoir pris le temps de me lire, et de me répondre.

David Charlier