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Le blogue de Georges Bleuhay le poète de Méry-sur-Ourthe

Il y a rattachistes et rattachistes

24 Août 2008 , Rédigé par René G. Thirion Publié dans #Wallonie-France

Beaucoup d’internautes se demandent au hasard de leurs visites sur les sites favorables au retour de la Wallonie à la France, ce que sont les rattachistes.

Les rattachistes sont hélas divisés en « chapelles » à la recherche d’une identité disparue ou en voie d’extinction.

Il y a les nostalgiques d’une France virtuelle qui confondent  allègrement les différentes péripéties qui l’ont agitée au  cours des siècles pour en arriver à dire :

«  La FRANCE est une Valeur en soi, bien supérieure à tous les régimes qu'elle a connus. Appelez cela du "nationalisme" si vous voulez, du nationalisme à la De Gaulle, pour qui "la France n'est pas la France sans la grandeur ".

Une espèce de profession de foi où le nom d’un état politique est déifié au point de ne plus en connaître les caractéristiques qui le régissent.

Mais l’intervenant sur le blogue où ces propos ont été recueillis précise sa pensée :

« Il y a "rattachistes" et "rattachistes". On ne peut s'empêcher de comparer l'attitude et le sentiment des membres du groupe "Liège-France" avec ceux de certains francophiles du parti officiel qui, "au fur et à mesure que l'heure du rattachement se rapproche", avouent ressentir "une certaine nostalgie de la Belgique"... »

Bien entendu, pour ces fidèles, la majorité des Wallons qui sont  attachés à une histoire qui a été commune pendant plus de 175 ans ne pourront pas entrer dans le paradis annoncé.

«  Le problème est que ces "rattachistes" font passer toutes sortes d'idées avant le rattachement, qui devrait être la seule doctrine, le seul objectif : la laïcité, la protection des "minorités", la lutte contre l'extrême droite (pourtant inexistante en Wallonie), le républicanisme, etc.  Personnellement, j'aurais été rattachiste aussi bien à l'époque de Louis XV, ou de l'Empire que de la République, n'importe quelle République, aussi bien la 3e que la 5e, celle de De Gaulle, qui a songé un moment, pour lui succéder, au comte de Paris. »

Foi extraordinaire qu’il faut saluer avec respect. À comprendre cet intervenant, il aurait été français à l’époque de la Gaule antique, sous les Mérovingiens et même sous le régime de Vichy.

Mais soyons sérieux, notre auteur dans ses affirmations existentielles parle d’un parti officiel. Quel est-il ?

Il s’agit bien sûr du RWF, le Rassemblement Wallonie France, une minorité politique encore insignifiante, il y a un an ou deux, mais qui, sous la pression agressive des Flamands à l’égard des francophones belges et la triste constatation de la médiocrité politique qui règne dans le pays, est en passe de faire une percée spectaculaire lors des futures élections. Du moins, c’est l’espérance de ces militants et sympathisants.

À l’heure où le divorce entre Wallons et Flamands est en train de se mettre en place, un récent sondage montre un basculement important de l’acceptation, sinon du désir du rattachement à la France.

Faudrait-il refuser la majorité des votes parce qu’ils ne correspondraient pas à l’idéal de quelques « fous» de la France et rater ainsi une intégration au pays qui est notre patrie à la fois charnelle et culturelle, sixième puissance au monde ?

Ce n’est apparemment pas la ligne qu’a choisie ce parti. Son socle idéologique est bien plus rationnel que sentimental, même si certains de ses membres sont des « enragés» de la cause (et j’en suis).

La France est comme la Wallonie, avec les mêmes options politiques, philosophiques ou religieuses. Le citoyen wallon ne sera pas obligé de se convertir à une pensée unique en entrant dans sa patrie retrouvée. La grande différence, c’est que la colonisation économique et sociale flamande disparaîtra peu à peu de son vécu et qu’au lieu de vivre sous la devise que j’ai plaisir à modifier « l’union belge fait la force flamande», il parlera de Liberté, Égalité et Fraternité.

Car ce sont dans ces trois valeurs qui sont à la base des Droits de l’Homme et du Citoyen qui ont fait la France, celle qui est loin d’être parfaite, mais qui est celle dont nous rêvons tous.

Il ne faut pas confondre l’histoire d’un territoire, modifié au fil du temps, avec  les valeurs que la France doit représenter de mieux en mieux, de plus en plus.

Et c'est parce que ce parti semble vouloir aller dans le sens d’un éveil de tous les Wallons, qu’ils soient des Belges désespérés de leur pays, qu’ils soient des Wallons pragmatiques ou des Romantiques de la Grande France que je lui consacre cet article.

Je suis persuadé qu’il fera prendre conscience à beaucoup que le seul espoir d’un avenir meilleur sera dans ces grandes retrouvailles.

Et aux timorés qui rappellent qu’un divorce entraîne toujours des séparations douloureuses, je répondrai qu’ils ont raison, mais que l’on trouvera des solutions au fur et à mesure que les problèmes se poseront.

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Rene G. Thirion 24/08/2008 13:12

Monsieur Charles, Je suis contre tout intégrisme et respecte les gens de bonne volonté. Sur le blogue dont il est question, je constate souvent un amour du nationalisme outrancier qui fait que ses intervenants préfèrent les flamands qui pillent la Wallonie aux wallons "tièdes" qu'ils devraient par principe aimer. C'est en acceptant les flamands timides que les flamingants sont arrivés à en faire des flamands revendicatifs et arrogants. Arrogants au point d'en oublier la soi-disant solidarité qu'ils exerceraient envers la Wallonie.

Raymond CHARLES 24/08/2008 12:10

Bravo Mr Thirion, vous avez bien compris la manière de fonctionner d'A. Schreurs et de son sbire le "Flamandophile" forçené qu'est Marc Hansen. A les croire, il faut "kolaborer" avec les extrémistes flamingants, qui sont les héritiers des collaborateurs nazifiants durant la dernière guerre. Moi, tout cet extrémisme outrancier me fait peur. Ces méthodes dignes d'un passé pas si lointain que cela ne servent qu'à faire fuir les tièdes qui hésitent encore à nous rejoindre. Le but poursuivi par ces révolutionnaires en chambre serait-il de pratiquer une sélection avant le grand soir? Les bons d'un côté et les mauvais de l'autre. On se croirait chez les témoins de Jehova.