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Le blogue de Georges Bleuhay le poète de Méry-sur-Ourthe

La France, Quels beaux pays !

12 Août 2008 , Rédigé par René G. Thirion Publié dans #Wallonie-France

Au moment où les Wallons se demandent avec crainte si leur seule voie de salut, face à un impérialisme flamand de plus en plus actif, n’est pas le rattachement à la France, beaucoup ont une appréhension face à ce pays de plus de 66.000 millions d’habitants.

Les petits Wallons vont-ils perdre leur âme dans une fusion qui modifiera profondément leur manière de penser et de vivre ? Pourquoi petits ? Simplement parce qu’actuellement, il n’ont encore connaissance de cette merveilleuse mosaïque de pays différents de traditions, de cultures et de langues régionales que par de brefs séjours dans ce pays « étranger » où ils passent en touriste indifférent ou en homme d’affaires pressé.

Par le drame des frontières artificielles créées au cours des siècles, ils se sentent étrangers  à la personnalité des citadins et des villageois qu’ils y rencontrent, alors que ce sont des frères qui les reçoivent.  Tous unis par la merveilleuse langue française qui constitue un lien indissoluble, mais tous différents par le terroir d’où ils sont issus.

Ces terroirs, petites parcelles de département ou de province, sont autant de pays merveilleux où l’authenticité se marie à l’originalité. Qui oserait comparer un Breton à un Basque, un Provençal à un Lorrain, un Picard à un Occitan ?

Leurs racines y sont tellement ancrées que,  même à Paris, les Corses rêvent de leur île et les  Savoyards de leurs montagnes. La France, c’est donc une myriade de petites patries, mais profondément unies par la République et ses valeurs de liberté, égalité et fraternité.


Ayant été nommé, il y a quelques années,  Commandeur de la Commanderie des Costes du Rhône, je puis dire que j’ai compris combien il était facile de s’intégrer dans une de ces petites fratries, à condition de se sentir animé par les mêmes envies et les mêmes passions. Les portes des vignerons se sont ouvertes pour moi dans une réelle amitié. La Provence est devenue ma deuxième patrie charnelle, après la Wallonie.

Bien sûr, je sais que la perfection n’est pas de ce monde au niveau social ou politique, mais au moins le ciment linguistique et la philosophie directement issue du Siècle des Lumières permettent le dialogue.

Albert Camus a eu raison de dire: "Ma patrie, c'est la langue française" et Andrée Maillet, auteur des "Montréalais", paru chez Michel Lévy a oser l'affirmer par ces mots " La langue c'est notre vraie race ; notre vraie patrie."

La Wallonie pourrait donc, sans effort et sans perte d’identité, rejoindre la nation française et prendre place en son sein au même titre que les autres régions qui la composent déjà.  Alors que l’union de l'Europe que l’on nous concocte rappelle furieusement l’épisode de la Tour de Babel, la France, elle, se révèle rassembleuse pour nous, Français d’outre-Quiévrain.

La Belgique, c’est le mariage forcé entre la latinité et la germanité, entre des aspirations et des manières de penser totalement étrangères. Cela ne peut conduire qu’au conflit permanent, à moins de plier l’échine et d’accepter, sinon l’assimilation, au moins la colonisation d’une ethnie que son pouvoir électoral rend toute puissante et dominatrice.

Mais cela ne pourra pas durer. Les événements récents de Serbie ou de Géorgie démontrent que l’exaspération des peuples peut mener à une haine destructrice.

Nous n’en sommes pas là en Belgique, mais il serait temps de vaincre notre résistance au changement et d'opter délibérément vers la seule solution logique, le retour à la France !

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