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Le blogue de Georges Bleuhay le poète de Méry-sur-Ourthe

Karl-Heinz Lambertz, sage? peut-être. Pontifiant sûrement !

10 Août 2008 , Rédigé par René G. Thirion Publié dans #Wallonie-France

Dans une interview accordée au Soir ce 9 août, le médiateur royal montre par ses propos sinon la sagesse populaire qu’il semble vouloir incarner, celle du bon vivant germanophone, mais son côté pontifiant de sage autodésigné.

Car quand il déclare au journaliste qui l’interroge,  "Quiconque croit qu'on peut régler tout cela quelques mois avant les élections régionales, dans un Etat où il n'y a que des partis régionaux, ne connaît rien à la politique. Car une grande réforme veut dire aussi des grands compromis et des grands compromis ne peuvent fonctionner qu'avec de grandes concessions".

Sages paroles, en effet, mais qui oserait affirmer le contraire ? Et en quoi cela éclaire-t-il l’avenir d’une négociation où les parties ont des positions tellement contradictoires que même un petit compromis avec des petites concessions semble relever des travaux d’Hercule .

Et d’ajouter « Si l'on rentre dans un jeu où l'un veut imposer son avis à l'autre, c'est foutu, qu'on ferme la baraque tout de suite ». Tenterait-il de nous faire comprendre que sa mission est du genre « impossible » ?

Dans le fond, nous vivons une vraie série américaine. Mais il veut maintenir le suspens encore au moins pendant quelques numéros, ce qui lui fait dire qu’il serait possible d'avancer par le début d'un "vrai dialogue" et en progressant "étape par étape avec un agenda subtil, bien étudié". Mais la subtilité peut-elle exister chez nos politiciens qui pensent déjà à leur réélection prochaine et qui ne pourront aller que dans l’outrance pour affirmer une plus grande détermination que leurs concurrents ?

Mais notre sage pratique même le fameux langage hexagonal qui permet de s’exprimer pour ne rien dire, ou alors si peu. Il pense à « un modèle où chaque entité fédérée a les conditions objectives, mais aussi le sentiment subjectif qu'elle vit dans un État qui lui donne les pleines possibilités de développement".

Pour mes lecteurs qui comprendraient cette pensée hautement philosophique et qui pourraient me dire ce qu’elle veut réellement dire pour l’avenir de notre pays, je leur demanderai de me l’expliquer dans leur réaction. J’avoue humblement n’avoir rien saisi d’important dans cette déclaration sinon du vent et encore du vent!

Enfin, il conclut par « "Il faut aussi que chacun se retrouve dans un État où le niveau fédéral a une vraie valeur ajoutée. C'est un nouvel équilibre. Je n'ai pas de problème avec la formulation forte des Flamands qui disent que ce nouvel équilibre est un transfert de centre de gravité vers les entités fédérées".

Bien, comment le niveau fédéral aurait-il une valeur ajoutée si on lui retire de plus en plus de pouvoirs de décision et comment le peuple de la capitale verra-t-il d’un bon œil le transfert du centre de gravité vers les entités fédérées, mais lesquelles ?

O Belgique, royaume absolu du Surréalisme, tu as enfin trouvé les guides qui te conviennent, ceux qui disent les choses les plus irréalistes qui soient et qui arrivent à se faire publier par des journaux dits "sérieux" d’opinion.

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