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Le blogue de Georges Bleuhay le poète de Méry-sur-Ourthe

Un Wallon sur deux ne se voit pas encore français

29 Juillet 2008 , Rédigé par René G. Thirion Publié dans #Wallonie-France

Bernard Demonty dans le « Le Soir » du 29 juillet titre son enquête « Un Wallon sur deux se verrait bien Français » et il développe longuement un sondage IFOP réalisé pour son journal et la « Voix du Nord ».

D’après celui-ci, « 49 % des Wallons sont favorables au rattachement de leur région à la France en cas d'éclatement du pays. » Et il ajoute « qu’il s’agit d’un résultat en progression spectaculaire sur quelques mois : une enquête de l'UCL, réalisée entre le 10 octobre 2007 et le 15 janvier 2008, évaluait la proportion de Belges en faveur de cette issue à 29 % ».

Du coup, le cœur des rattachistes s’est mis à battre plus vite, plus fort. L’espoir de rejoindre la mère patrie française devient plus fort, plus irraisonné.

Il faut avouer que ces chiffres du très sérieux IFOP ont de quoi faire le bonheur de tous ceux qui se battent avec obstination depuis 1945.

En effet,  le Congrès national wallon réuni à Liège, sous la présidence de Joseph Merlot, se prononça avec une majorité relative de 46%  pour le retour à la France. Mais des discours « raisonnables » (l’on sortait de la guerre) orientèrent le vote vers une solution moins radicale.

Le Congrès se termina par une vibrante allocution de Charles Plisnier qui appuya la thèse rattachiste (qu'il abandonnera plus tard), en estimant que l'option pour le fédéralisme était le dernier essai d'entente dans le cadre belge. S’il ne réussissait pas, la seule voie qui s’imposerait alors serait d'« appeler la France au secours ».

Aujourd’hui, l’on voit où le fédéralisme belge nous a conduits. Un ratage total. Peut-être pas de la faute de ceux qui y ont cru, mais bien de celle de tous les politiciens qui ont tellement fait de compromis « à la Belge », que l’édifice laborieusement construit avec de nombreux accords ne pouvait que s’effondrer. Le peuple wallon fut lamentablement sacrifié au nom de la raison d’Etat. Rappelons-nous le triste sort des Liégeois, annexés brutalement au Limbourg et lamentablement lâchés par des politicards sans conscience.


Avec l’échec de 1945, cela fait trois fois  que les Wallons ratent lamentablement leur destin à cause de la politique.


En 1815, Napoléon, Empereur de France est défait à Waterloo par une coalition anti-impériale. Nous devenons donc par la défaite la proie des Hollandais pour des raisons politiques. Une de celles-ci est probablement de recréer les Provinces-Unies ou le territoire Thiois, comme l’appelait le Verdinaso en 1931, qui leur avait apporté la richesse.


En 1830, après une révolution réussie, le Congrès national belge élit comme Roi Louis d’Orléans, Duc de Nemours, deuxième fils de Louis Philippe 1er qui venait d’être lui-même élu Roi des Français par le Parlement. Cela fut essentiellement refusé par l’Angleterre, qui craignait de voir la puissance de la France se reconstituer.


Il serait dommage où l’histoire nous donne à nouveau rendez-vous avec la France de rater encore une fois ce destin qui est celui du peuple wallon.


Il y a encore beaucoup d’indécis où de lâches qui hésitent devant le rattachement, mais il faut savoir qu’ils ne seront pas l’obstacle majeur à la réalisation de ce retour à la République. Nos ennemis réels qui sont à combattre si l’on veut que notre cause triomphe, ce sont les politiciens, prêts à nous vendre une nouvelle fois éventuellement pour conserver leur mandat et les privilèges qui s’y rattachent, mais surtout par ce que les psychologues appellent la résistance au changement.


Pourtant, le monde évolue à une telle vitesse que le changement doit se faire, de plus en plus vite, de plus en plus fort !


S’ils ont encore un peu d’intérêt pour la chose publique et le bien de leurs concitoyens, il faut qu’ils s’engagent à fond.


Faire partie de la cinquième puissance au monde permet plus d’espoir de survie dans ce monde chamboulé que d’appartenir à un état croupion du Benelux tout proche et de l’Europe si lointaine !

 

 

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Raymond CHARLES 30/07/2008 21:29

C'est la bouteille à moitié vide ou à moitié pleine. Si la moitié des Wallons ne se voient pas devenir Français, l'autre moitié envisage enfin le rattachement à la France. Comme la situation politique devrait se dégrader rapidement, je pense que le nombre de rattachistes va continuer à croître. Les belgicains unitaristes bornés ne seront bientôt plus qu'un minorié.