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Le blogue de Georges Bleuhay le poète de Méry-sur-Ourthe

La fin d'une sans-logis

7 Janvier 2018 , Rédigé par Georges Bleuhay Publié dans #Poésie

Cela faisait de nombreux mois

Que la vieille dame dormait

Avec le ciel comme seul toit

Et l’espoir perdu à jamais

 

Si le temps peut être cruel

La société l’est tout autant

Et son mépris est éternel

Elle n’aime pas les mendiants

 

Elle avait beau tendre la main

Les gens restaient indifférents

Elle rêvait d’un bout de pain

Qui arrêterait son tourment

 

Pouvoir nourrir son compagnon

Le seul à la réconforter

Partager le pauvre quignon
Pour lui en offrir la moitié

 

Car elle l’aimait follement

Le seul ami qui lui restait
Ce chien bâtard toujours présent

Gémissant quand elle pleurait

 

Un jour d’hiver n’en pouvant plus

Elle espéra passer la nuit

Bien à l’abri le soir venu

Dans un dortoir pour sans-logis

 

Le règlement était formel

Les chiens n’étaient pas acceptés

Elle préféra le froid mortel

À le laisser abandonné

 

Et c’est ainsi qu’elle s’en alla

À la rencontre de la mort

Quand au matin on la trouva

Le chien gémissait sur son corps

 

Georges Bleuhay - poème en attente de publication - Tous droits réservés

Photo gratuite fr 1mustafakartal sur Pixabay

 

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