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Le blogue de Georges Bleuhay le poète de Méry-sur-Ourthe

Le Veau d’or

12 Septembre 2017 , Rédigé par Georges Bleuhay

Il est triste de voir le cœur

Remplacé par le porte-billets

Avec cet argent de malheur

Qui n’entraîne que des regrets

 

À force d’entendre dire combien

Pense à ce que cela coûte

C’est vrai l’on n’obtient rien pour rien

Tout se paie sans aucun doute

 

Alors l’on se met à compter

En se voulant être prudent

L’on finit par thésauriser

En oubliant le temps présent

 

L’on ne voit plus le mendiant

Crevant de faim sur le trottoir

Cela devient importunant

Ces gens pleurants de désespoir

 

L’on s’interdit les restaurants

Les cinémas les voyages

Et les plaisirs les plus charmants

Dépenser n’est jamais sage

 

Et l’on dépose à la banque

Le fruit de cette privation

L’on s’assure que rien ne manque

Par de nombreuses consultations

 

Puis un jour un gouvernement

Très insouciant de ses deniers

En faillite depuis trop longtemps

Devra payer ses créanciers

 

Sans scrupules il confisquera

Ce que l’on avait épargné

Cela sans aucun embarras

Pour préserver la société

 

Et tu comprendras ton malheur

Tu as échangé ta vie

Contre des papiers sans valeur

C’était de l’escroquerie

 

Qui sait ce que sera demain

Alors ris et sois généreux

Apprends à aimer ton prochain

Et à vivre le mieux que tu peux

 

Ne crois jamais au paradis

Promis par les politiques

Il n’est pas un de leurs soucis

Ils sont tous égocentriques

 

Et je dédie ces quelques vers

Aux opprimés du monde entier

Je hais ce système pervers

Dont ils sont hélas prisonniers

 

Georges Bleuhay – L’errance poétique – Edilivre Paris 2016
Illustration : Henri Meyer  -  Le Veau d’Or

 

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