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Le blogue de Georges Bleuhay le poète de Méry-sur-Ourthe

Le mot final

4 Juillet 2017 , Rédigé par Georges Bleuhay Publié dans #Poésie

Quand la dame à la faux se penche sur mon lit

Et pour me séduire tendrement me sourit

Malgré ses promesses d’apaiser mes douleurs

Je veux lui résister refusant son horreur

 

Elle cherche à me calmer me jure ses grands dieux

Qu’elle m’apporte la paix et que je serai mieux

D’enfin pouvoir dormir dans une éternité

Loin de la souffrance et le corps apaisé

 

Mais je veux résister à ce fatal appel
Et vivre encore un peu dans ce monde cruel

À peine étais-je né que je fus condamné
Dans l’affreuse moisson à être récolté

 

Car c’est la dure loi qui régit ce monde

Où le seul avenir est dans une tombe

Seul havre de repos pour un corps vieillissant

Que la douleur détruit qui se meurt lentement

 

Mais l’homme est ainsi fait qu’il refuse son sort

Et je la repousse dans un violent effort

Ce n’est pas aujourd’hui que je lui cèderai

Et n’est pas demain que j’abandonnerai

 

Mais l’horloge tourne l’on ne peut l’arrêter

Machine infernale d’un méchant horloger

Il faudra bien un jour que je renonce enfin

Sur mon existence l’on mettra le mot fin

Georges Bleuhay - poème en attente de publication - Tous droits réservés

illustration:Gustave Doré - La mort

Que la douleur détruit qui se meurt lentement

 

Mais l’homme est ainsi fait qu’il refuse son sort

Et je la repousse dans un violent effort

Ce n’est pas aujourd’hui que je lui cèderai

Et n’est pas demain que j’abandonnerai

 

Mais l’horloge tourne l’on ne peut l’arrêter

Machine infernale d’un méchant horloger

Il faudra bien un jour que je renonce enfin

Sur mon existence l’on mettra le mot fin

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