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Le blogue de Georges Bleuhay le poète de Méry-sur-Ourthe

Le testament d’un poète

20 Novembre 2016 , Rédigé par Georges Bleuhay

J’ai vécu de passions aussi de colères
Adorant la beauté détestant la laideur
J’avais le verbe haut et l’âme altière
Mordant à la vie et riant de mes peurs

Je me sentais fringant comme le jeune étalon
Qui n’a jamais connu la blessure du mors
Le poids du cavalier des rênes la torsion
Ma soif de liberté était mon seul trésor

Très vite vint le joug de cette société
Me dictant des règles à coup de punition
Il était interdit  en classe de rêver
Les murs de l’école ont été ma prison

J’eus soif de liberté j’ai fui tous ces discours
En prenant pour maître les écrivains maudits
Baudelaire et Rimbaud pour leurs folles amours
Le marquis de Sade pour braver l’interdit

J’ai donc ma vie durant brûlé de mille feux
J’ai aimé les femmes et détesté le monde
Elles donnent l’amour il se révèle odieux
Elles soignent les blessures de ses guerres immondes

Et les vilénies que l’on trouve en l’humain
 M’ont transpercé le cœur et souillé ma vision
J’ai vieilli lentement et appris le dédain
Tuant mes colères mais pas l’indignation

Un jour je partirai vers le néant final
Fin de l’odyssée de mon existence
Dans cette humanité où j’ai haï le mal 
Et n’ai rien pu faire contre sa violence

Georges Bleuhay - poème en attente de publication - Tous droits réservés
Illustration: David - -La mort de Marat

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